Lutte contre le Sida : l’apport financier des ministères concernés réclamés.

Le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), les parlementaires et les autorités administratives ont tenu hier un atelier pour se pencher sur les moyens de lutter contre cette maladie, mais aussi d’éviter les discriminations à l’encontre des personnes porteuses du Vih.



«Il faut que nous trouvions une solution pour cette population qui se livre à des actes récriminées comme l’usage de drogue et la prostitution. Si on veut cibler les prostituées, il faut travailler avec la Brigade des mœurs qui doit nous faciliter le travail ». Ces propos sont du Secrétaire exécutif du Cnls qui se prononçait sur les moyens de collaboration pour une lutte efficace contre la propagation du Sida.

Mais, malheureusement, déplore Dr Safiétou Thiam, cette Brigade met les personnes prise lors des descentes en prison au lieu de les amener après des personnes ressources capables de les sensibiliser. Mais, les parlementaires ont aussi un rôle majeur à jouer pour la protection de ces personnes, affirme-t-elle.

Et ceci, du fait que : «Ce sont des parlementaires qui votent le budget de l’Etat» ; et donc : «ils peuvent exiger que les ministères-clés inscrivent une ligne budgétaire Sida, qu’elle que soit le montant, et vérifier qu’elle soit régulièrement augmentée. C’est un rôle important dans le financement de la lutte contre le Vih. Nous avons une loi sur le Vih pour protéger les personnes vivant avec cette maladie  contre la stigmatisation et la discrimination», a-t-elle soutenu.

Cet appel trouvera un écho favorable auprès des députés. Ce qu’a déclaré Aimé Assine, le président de la Commission santé, affaires sociales et solidarité au sein de l’hémicycle, révélant au passage que l’Assemblée a toujours été aux côtés du Cnls : «II y a un minimum de respect des droits que l’on ne doit pas atteindre. Le droit de l’individu c’est de disposer de son corps et il a le droit d’aller avec qui il veut.

Mais pour encadrer la société, des lois ont été votées pour entourer l’activité de la prostitution et la protéger. L’Etat a le pouvoir de protéger ces citoyens qui doivent disposer d’un carnet de santé pour un suivi médical. Ce n’est pas le fait de faire de la prostitution qui dérange, mais les risques encourues personnellement, mais aussi les propagations de certaines maladies».

Ousmane Demba Kane

Vendredi 15 Juillet 2016 - 11:52



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