Lutte contre le VIH Sida : de nouvelles stratégies pour l’élimination de la pandémie d'ici 2030

Les acteurs de la riposte contre le virus du Sida se sont réunis hier, pour l’ouverture officielle des journées scientifiques du Sida Sénégal (JSSS). Cette rencontre permet à l’Onu-Sida de réfléchir sur les nouvelles stratégies mises en place pour vaincre la pandémie d’ici 2030.



Lutte contre le VIH Sida : de nouvelles stratégies pour l’élimination de la pandémie d'ici 2030
Vaincre le Sida d’ici 2030, c’est l’objectif que s’est fixée l’Onu-Sida. Les journées scientifiques qui se tiennent à Dakar permettent aux acteurs de réfléchir sur les voies et moyens d’atteindre cet objectif.

 Selon le directeur régional de l’Onu Sida en Afrique de l’Ouest et du Centre, Djibril Diallo, malgré les avantages significatives, le VIH Sida constitue encore une réalité tangible en Afrique et continue de faire des victimes surtout chez les femmes et les jeunes.

 «Il reste un obstacle au développement socio-économique et culturel durable en raison de graves problèmes sociaux et nécessite un investissement accru», déclare le Docteur Diallo qui indique que sur les 6,5 millions de personnes atteintes, seulement 500 mille reçoivent le traitement et 1,5 million connaissent leur statut.

Sur ce, le docteur d’ajouter que : «les femmes constituent le plus lourd fardeau avec 54% de cas infectés». Il faut donc atteindre l’objectif des 3 «90» et mettre en place un plan d’urgence pour que l’Afrique de l’Ouest et du Centre répondent présent au rendez-vous de 2030, à savoir, vaincre le VIH, soutient le directeur régional de l’Onu-Sida.

Venu présider la rencontre, le ministre de la santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, souligne que le processus de riposte doit être axé sur la prévention, le traitement et la recherche. «Ces trois piliers sont reconnus par la communauté internationale et la stratégie de cette riposte doit être globale et multisectorielles», avance-t-elle.  

Toutefois, elle reconnait que les financements ne sont pas suffisants pour que la riposte soit à la hauteur des enjeux. «Il nous faut des financements suffisants et prévisibles», martèle Awa Marie Coll Seck.  

Aminata Diouf

Mercredi 30 Novembre 2016 - 10:55



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