Lycéennes enlevées au Nigeria: l'impuissance de l'armée sur le terrain

L'enlèvement de plus de 200 lycéennes par le groupe Boko Haram marque un tournant vers « la fin du terrorisme » au Nigeria a déclaré jeudi le président Goodluck Jonathan lors de la première session plénière du Forum économique pour l'Afrique. Cette dernière a démarré à Abuja par une minute de silence en soutien aux familles des lycéennes enlevées. L'armée nigériane, présentée comme l'une des plus efficaces de la région, peine dans ses recherches.



Le chef de l'Etat Goodluck Jonathan a adressé des remerciements à la Grande-Bretagne, la Chine, la France et aux Etats-Unis, qui ont promis d'envoyer des experts pour aider à retrouver les adolescentes. Cette aide est la bienvenue alors que l'armée nigériane semble impuissante.
Sur le papier, l'armée nigériane est la plus puissante de toute la sous-région. Le Nigeria consacre plus de 20% de son budget à la sécurité. Plus de 20 000 soldats sont déployés dans les Etats du Nord dont celui de Borno, sous état d'urgence depuis mai 2013.
Au moment de l'exécution de son chef spirituel Mohamed Yussuf par l'armée en 2009, Boko Haram n'était encore qu'une secte centrée sur la ville de Maiduguri. Devant la répression, le groupe s'est progressivement transformé en une redoutable insurrection islamiste aux actions de plus en plus spectaculaires, jusqu'aux enlèvements de plus de 200 jeunes filles mi-avril.

RFI

Vendredi 9 Mai 2014 - 13:30



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