Macky Sall à ses militants de Paris : « Donnez moi un deuxième mandat »

Et c’est parti pour la campagne électorale de la présidentielle de 2017. Le président Sall a donné le signal du départ pas plus tard qu’avant-hier samedi lors d’un rassemblement organisé par son parti, l’Alliance Pour la République (APR) à Paris en France. Sous les vivats de ces inconditionnels qui scandaient « dix (10) ans », le successeur de Wade succombe et lance : « Je vous lance un défi. Vous voulez les 10 ans, donnez-moi un second mandat ».



Macky Sall à ses militants de Paris : « Donnez moi un deuxième mandat »

Après moins de deux (2) ans d’exercice du pouvoir obtenue des mains de Wade le 25 mars 2012, Le président Sall rempile déjà pour un second mandat. Devant un vaste rassemblement des militants de l’APR qui ont pris d’assaut la grande salle du Palais des Congrès de Paris, Macky Sall franchi le rubicond et déclare ouverte la course au fauteuil de président de la République du Sénégal dont les échéances pointent  à plus de trois (3), en 2017, précisément.

« Je vous félicite pour les scores fleuves que vous avez réalisés aux dernières élections. Vous comprendrez que je ne puisse pas me permettre de rester très souvent avec vous. La charge que vous m’avez confiée en tant que président  m’accorde peu de temps. Mais je vous remercie encore une fois et salue votre engagement » avance Macky Sall qui ne manque pas de faire état des réalisations des nombreuses promesses faites à la diaspora lors de la campagne électorale de la dernière présidentielle de 2012. Ce, à travers la création du Fonds d’Aides à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (FAISE), la facilitation de l’obtention de logements pour les émigrés, la promotion des cadres de la diaspora et la loi sur l’importation des véhicules de moins de huit (8) ans. Avant de finir par succomber à l’appel des « dix (10) ans » scandé par ses inconditionnels de Paris en ces termes :

« Maintenant, vous voulez les dix (10) ans, accordez-moi un second mandat ». Et Ousmane Tanor Dieng bien présent au côté du président Sall en ce moment d’enfoncer le clou, « tout le monde reconnait que ça bouge. Pour s’en rendre compte, il faut se rappeler la situation qui prévalait sous Wade lorsqu’on prenait le pouvoir. Aujourd’hui, le Sénégal est même envié. La preuve lors de la conférence de presse de restitution à l’Elysée, le président Hollande a tenu à avoir le président Sall à ses côtés. Une manière de dire que ça bouge ».


Lundi 9 Décembre 2013 - 09:57



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