Macky Sall accorde l’asile à 2 ressortissants libyens détenus à Guantanamo



Macky Sall accorde l’asile à 2 ressortissants libyens détenus à Guantanamo
«Le gouvernement de la République du Sénégal a accordé, ce jour, 4 avril 2016, l’asile humanitaire à deux ressortissants libyens, dont un handicapé, détenus sans procès depuis 14 ans, alors même qu’aucune charge n’est retenue contre eux», selon le communiqué transmis à l’APS.

Le Sénégal, explique, la même source, «considérant la décision prise par le gouvernement des Etats Unis d’Amérique de fermer la prison de Guantanamo, a décidé de se joindre aux efforts en cours d’autres pays amis pour soutenir cette mesure historique».

Le communiqué ajoute que cet asile est «accordé conformément aux Conventions pertinentes du droit international humanitaire» et qu’il «s’inscrit également dans la tradition d’hospitalité sénégalaise et de solidarité islamique envers deux frères Africains ayant exprimé le souhait d’être réinstallés au Sénégal après leur élargissement».
Interpellé sur ce choix du Sénégal, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux convoque une volonté d’accorder un asile humanitaire. «Le gouvernement américain, le président Barack Obama a saisi le président de la République Macky Sall pour lui dire qu’il entendait, selon la promesse qu’il avait tenue, lorsqu’il était élu président,  fermer la prison de Guantanamo. Il y avait à l’époque près de 600 détenus. A l’heure actuelle, il n’y a que quelques-uns. Et il était important pour pouvoir, dans les conditions de la loi américaine que ces détenus puissent bénéficier d’un asile humanitaire dans un certain nombre de pays. Beaucoup de pays africain et européens l’ont accepté. Ce que le président Sall aussi, pour des raisons humanitaires a accepté. Nous en aurons donc ici, au niveau du Sénégal», indique-t-il au cours du «Repas de corps» des agents de l’Administration pénitentiaire, ce 4 avril.
 
«L’importance, pour l’Etat, est de faire en sorte que cette prison Guantanamo puisse être fermée parce qu’il y avait de graves violations des droits humains. Ce sont des détenus qui en réalité ont déjà été, je dirais, blanchis. Parce que vous savez, beaucoup de personnes, avaient été arrêtées. Et beaucoup de personnes qui n’ont rien fait, n’ont pas été jugées. Ces personnes n’ont pas été jugées. Elles n’ont pas été condamnées. Ce sont des personnes qui en réalité, sont libres de toutes les charges. Et toutes les démocraties comme le Sénégal peuvent bien accepter par besoin humanitaire de les recevoir », poursuit la tutelle en marge de cette rencontre. 


Lundi 4 Avril 2016 - 20:50



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