Macky Sall pour la médiation pénale, mais qu’en dit Aminata Touré ?




Elle est contre. Du moins lorsqu’elle était ministre de la justice sous le magistère d’Abdoul Mbaye. Ils donnent du grain à moudre à ceux ce qui demeurent convaincus qu’entre le président Sall et sa première ministre Aminata Touré rien ne va plus. Ils nient mais en ce concerne la médiation pénale, ils ne parlent pas le même langage.
Pour la médiation pénale, le chef de l’Etat qui pose le problème de l'efficacité des sanctions pénales telles que pratiquées jusqu’ici, dans la répression. Ce, lors de la rentrée solennelle des cours et tribunaux d’avant-hier seulement soutient.


« Le délinquant financier qui pose des actes répréhensibles dans le seul but de s’enrichir devrait, parallèlement à la peine d’emprisonnement, subir une condamnation pécuniaire de nature à l’appauvrir à la mesure de son enrichissement, voire davantage. Il est avéré que celui qui est décidé à s'engager dans la délinquance économique et financière mesure son fait délictuel au gain qu'il espère en obtenir, à la probabilité d'être arrêté, à l'amende et/ou à la durée de la peine de prison qu'il encourt.

Ce qui est certain, c’est que si les peines d’emprisonnement et d’amende sont du point de vue de l’impact, inférieures à son gain, il n’hésitera point à accomplir son forfait. Sous ce rapport, les peines d’amende et de confiscation ne seraient-elles pas plus dissuasives pour les contrevenants et plus efficaces pour le patrimoine national que les peines traditionnelles privatives de liberté qui obligent  l’Etat à construire des prisons et à prendre en charge des détenus ? ».

 
Ce, au moment où Aminata Touré n’est pas dans une dynamique de négociation en ce qui concerne la traque des biens présumés mal acquis.


La « dame de fer » alors ministre de la justice qui réagissait par rapport à la sortie du ministre de la bonne gouvernance et porte-parole du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly qui soutenait que le gouvernement consentait à une médiation pénale et que si les mis en cause ramènent les 80% des sommes détournées, ils pourraient garder les 20% », n’avait pas manqué de souligner que ce que Abdou Latif Coulibaly a dit, c’est sa position personnelle et non celle du gouvernement ».


« Il n’a jamais été question de définir des ratios du genre donnez 80%, gardez 20%. Ça, c’est un débat qui n’a même pas de sa raison d’être, qui ne peut prospérer. Le gouvernement et le Président ne sont pas dans cette dynamique », martelait la première ministre qui se disait uniquement intéressée par le fait que « l’argent public soit recouvré ». Ce, d’autant selon elle que les dossiers contre Karim Wade et Cie étaient solides.


Vendredi 17 Janvier 2014 - 04:00



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