Macron rend hommage à un Marocain tué par des militants d'extrême droite en 1995

Emmanuel Macron a rendu hommage ce lundi 1er mai à Brahim Bouarram, un Marocain qui avait été poussé dans la Seine par des militants d’extrême droite en marge d'un rassemblement politique de Jean-Marie Le Pen, le 1er mai 1995. L'occasion pour le candidat d'En Marche ! d'assurer que le Front national n’a pas changé depuis cette époque.



Macron rend hommage à un Marocain tué par des militants d'extrême droite en 1995
Massacre commis par des SS à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), Mémorial de la Shoah et Mémorial de la déportation dimanche... le candidat d'En Marche ! poursuit une série de commémorations contre l'extrémisme raciste et fasciste, à six jours du second tour.

Accompagné de l'ancien maire PS de Paris Bertrand Delanoë, qui le soutient, Emmanuel Macron a salué ce lundi la mémoire du jeune Marocain de 29 ans, poussé dans la Seine par un petit groupe de skinheads depuis le pont du Carroussel il y a 22 ans jour pour jour. Le jeune homme était mort noyé.
Interrogé par un journaliste sur le fait de savoir si le FN avait changé, le centriste a rappelé « les propos de la dirigeante du parti d'extrême droite sur le Vel d'Hiv il y a quelques semaines ? » Pour Emmanuel Macron, non, le logiciel idéologique du FN n'a pas changé.

« Les racines sont bien là »

« Les racines sont bien là. Elles sont vivaces », a martelé Emmanuel Macron.
Outre Bertrand Delanoë, qui avait dévoilé en 2003 la plaque en mémoire de Brahim Bouarram, le fils de ce dernier, Saïd, 9 ans à l'époque, était également présent. Venu vivre en France en 2011, il travaille désormais comme chauffeur VTC.

Une heure auparavant, l'actuelle maire socialiste de Paris Anne Hidalgo était, elle aussi, venue fleurir la stèle, également en compagnie du fils de la victime mais aussi d'élus parisiens. « Hommage à la mémoire de #BrahimBouarram, précipité dans la Seine par des militants d'extrême droite, il y a 22 ans. #LeRacismeTue », a-t-elle tweeté.

En fin de matinée le 1er mai 1995, quatre jeunes, venus en bus de Reims pour participer au rassemblement de Jean-Marie Le Pen consacré à Jeanne d'Arc, avaient quitté le cortège parisien. Le meurtrier de 18 ans, avait écopé de huit ans de prison ferme, tandis que les trois militants qui l'accompagnaient, poursuivis pour non-assistance à personne en danger, avaient été condamnés à un an de prison ferme. Le FN avait contesté toute responsabilité.

RFI

Ousmane Demba Kane

Lundi 1 Mai 2017 - 12:57



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