Madagascar: en cavale, l'opposant Lylison Réné de Rolland sort de son silence

Sous mandat d’arrêt depuis le 1er juin, mais toujours en cavale, le sénateur de l’opposition Lylison Réné de Rolland s’est exprimé dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux au sujet de l’attentat qui a coûté la vie à 3 personnes et en a blessé 90 autres, il y a dix jours, dans la capitale. Le bras droit de l’ex-président de la transition riposte aux attaques lancées par le président de la République qui, à demi-mot, avait accusé les opposants au régime d’être liés à l’explosion. Dans cette vidéo, le sénateur Mapar accuse à son tour directement la présidence d’avoir orchestré cet attentat en vue de ternir l’image de l’opposition.



Une riposte sous forme de dénonciation. Dans une vidéo face caméra de 8 minutes diffusée sur Youtube, le sénateur Lylison Réné de Rolland désigne ouvertement les coupables de l’attentat meurtrier du 26 juin dernier. Pour lui, pas de doute, « le régime est derrière tout cela. […] Les dirigeants actuels ont fomenté cette tuerie pour ternir l’image de l’opposition ».

Lylison réagit donc directement aux attaques de Hery Rajaonarimampianina. Il y a dix jours, le président de la République avait conclu à un acte politique perpétré par des politiciens opposants.

Dans son monologue, le sénateur Mapar poursuit, comme pour prouver que lui et son clan n’y sont pour rien : « Si c’étaient les opposants qui avaient organisé cet attentat, ils auraient visé directement les autorités qui étaient présentes à la tribune centrale ou la veille, pour que la célébration de la fête nationale n’ait pas lieu. »

Charge contre le régime malgache


Il estime qu’aucun civil n’a pu introduire de grenade dans le stade, vu les fouilles des forces de l’ordre. Pour lui, c’est forcément l’œuvre d’un complice du régime qui disposait d’un badge lui permettant de circuler librement dans le stade, avant ou pendant les festivités.

Enfin, d’après l’ancien directeur de la Force d’intervention spéciale, il est aisé de retrouver les commanditaires de l’attentat, à condition que la présidence, « ne s’immisce pas dans l’enquête et n’exerce aucune pression sur les enquêteurs », dit-il.

Contactée par téléphone, la présidence a déclaré « ne pas vouloir répondre au cinéma de Lylison », ayant des choses, plus importantes, à gérer.

Rfi.fr

Mercredi 6 Juillet 2016 - 06:06



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter