Madagascar: l'impasse politique paralyse le pouvoir de transition

Madagascar n’a toujours pas de date pour son élection présidentielle, déjà reportée à deux reprises cette année. Et les trois candidats contestés, Andry Rajoelina, Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka n’ont pas l’intention de se retirer comme l’exige les principaux partenaires internationaux de la Grande Île. L’impasse politique paralyse également l’action des plus hautes instances du pouvoir de transition.



Madagascar: l'impasse politique paralyse le pouvoir de transition

L’autorité d’Andry Rajoelina est désormais contestée par une partie des membres du gouvernement. Le président de la transition et candidat n’a pas démissionné. Certains, comme Pierrot Rajaonarivelo, considèrent qu’il s’est mis hors-la-loi. Le ministre des Affaires étrangères démissionnaire est lui aussi candidat : « J’ai démissionné en tant que membre du gouvernement parce que je respecte la loi. Puisque la passation n’a pas encore été effectuée, j’assume les affaires courantes mais je ne peux pas prétendre être le ministre des Affaires étrangères car je ne suis pas au courant d’une décision officielle sur un report de la date d’élection ».

En tout, trois ministres candidats ne peuvent plus se consacrer pleinement à leur activité gouvernementale. Les capacités du pouvoir de transition à gérer la politique économique et sociale du pays, déjà grevée par la suspension d’une partie de l’aide internationale, en ressortent très affaiblies. Plusieurs projets sont à l’arrêt. Les 500 bus chinois promis le mois dernier pour remplacer les taxis de la capitale ne sont toujours pas arrivés.
Source: RFI



Lundi 1 Juillet 2013 - 10:17



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