Madagascar: les forces de l'ordre accusées d'exactions

A Madagascar, les forces de l'ordre sont accusées d'exactions en marge de l'opération « coup d'arrêt » lancée pour rétablir la sécurité dans le Sud contre les « dahalos », les voleurs de zébus. Des citoyens originaires de la région de Fort Dauphin font état de pillages et d'agressions par ceux-là même qui sont censés les protéger. La gendarmerie assure qu'une enquête va être ouverte.



Corps de dahalos tués par les villageois dans la province d'Anosy, dans le sud de la Grande Ile, le 3 septembre 2012. AFP/Province d'Anosyy pr
Corps de dahalos tués par les villageois dans la province d'Anosy, dans le sud de la Grande Ile, le 3 septembre 2012. AFP/Province d'Anosyy pr

Il y a dix jours, le 19 mai, un groupe de gendarmes entre dans le village isolé de Besakoa, à 80 kilomètres du chef-lieu de district d’Amboasary Sud. Selon Lim Justin, dont la famille habite dans ce village, les gendarmes s’en prennent violemment aux habitants : « C’était épouvantable, ils ont tabassé trois cents personnes, femmes, enfants, vieillards… On a envoyé une délégation là-bas le lendemain pour voir vraiment ce qui s’est passé ».

La délégation envoyée le lendemain va recueillir des témoignages. La vidéo a été transmise hier à la presse. On y voit des habitants qui affirment avoir été frappés. Ils montrent des maisons et des commerces cambriolés. On voit aussi le corps d’un homme inconnu au village et abattu de sang froid par les forces de l’ordre, selon les témoins.

→A(RE)LIRE: Madagascar: les autorités à la rencontre des victimes des dahalos

Contacté par RFI, le commandant de la gendarmerie nationale, le général Rakoto, affirme qu’une enquête sera faite et que des mesures seront prises s’il y a eu effectivement une bavure. Le responsable de la gendarmerie au niveau régional n’exclue pas une « erreur » d’un de ses éléments. Mais il précise que le village est un repère de dahalos, des voleurs de bœufs. « Un village très dangereux qui accueille beaucoup de malfaiteurs », affirme-t-il.

Par ailleurs, les autorités kényanes ont saisi trente-quatre conteneurs remplis de bois de rose dans le port de Mombasa. Une cargaison estimée à presque 13 millions de dollars. Le bois de rose est l'une des richesses de Madagascar, c'est une espèce protégée. Son commerce est interdit dans la Grande Ile mais le bois de rose fait l'objet d'un trafic intense.

Source : Rfi.fr
 



Vendredi 30 Mai 2014 - 13:35



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