Madagascar : les forces de l'ordre pointées du doigt pour leur action dans le Sud

Exécutions sommaires, villageois brûlés vif... le rapport d’Amnesty International publié en début de semaine met directement en cause des gendarmes et militaires à Madagascar. Déployés dans le Sud depuis plus de deux mois pour mettre fin aux vols de zébus, ils sont au centre des critiques et des polémiques depuis plusieurs semaines. L’ONG évoque même des meurtres d’Etat en série de civils. Les responsables des forces armées démentent et dénoncent une enquête bâclée.



Madagascar : les forces de l'ordre pointées du doigt pour leur action dans le Sud

Exactions, manque de discernement, c’est ce dont font état les témoignages recueillis par Amnesty International. Mais pour Richard Ravalomanana, commandant de la gendarmerie, ce rapport n’est tout bonnement pas crédible.

« Ce que je n'ai pas compris, c'est que le représentant d'Amnesty International ne soit pas descendu sur place, dénonce-t-il. Le deuxième problème, c'est qu'il devait savoir que ce sont les images, lors de cet affrontement entre la couche saine de la population et les malfaiteurs, qu'on a diffusées, par la voie médiatique, pour dire qu'il y avait du génocide dans le sud de Madagascar. »

Et si des écarts de conduite ou des abus ont bien été commis par les forces de l’ordre, il n’y aura pas d’impunité. « Je peux citer le cas, actuellement, d'un lieutenant-colonel qui a quand même son niveau dans l'exécution de l'opération : on est en train de le déférer au parquet, assure M. Ravalomanana. Il a fait une extorsion de fonds, des violences illégitimes, et nous on est toujours en train de rechercher les militaires qui ont commis des infractions et nous n'hésitons pas à les déférer au parquet. »

Gendarmes et militaires reconnaissent la mort de 40 voleurs de zébus et d’un seul villageois. Selon Amnesty International, les victimes seraient bien plus nombreuses.
Source: RFI

Dépêche

Vendredi 23 Novembre 2012 - 10:34


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