Madagascar: ultime appel de la Cénit à la communauté internationale

Demain, le 26 juin, pendant que Madagascar fêtera le 53ème anniversaire de son indépendance, la communauté internationale, réunie à Addis Abeba en Ethiopie, décidera de son avenir sur la Grande île. Alors qu’Andry Rajoelina, Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka ne se sont pas retirés de la course à la présidentielle - ce qu’elle exige -, elle doit annoncer si elle se retire du processus électoral.



Photo de Béatrice Atallah, prise en août 2012 à Antananarivo
Photo de Béatrice Atallah, prise en août 2012 à Antananarivo
Les élections démocratiques censées sortir le pays de quatre ans de crise seraient enterrés. Un scénario que redoute la présidente de la commission électorale, la Cénit, à la veille de cette date cruciale.
Son avenir est suspendu à la décision de la communauté internationale. A celle qui jusque là devait financer la majorité du processus électoral, le surveiller, lui donner sa crédibilité. Cela fait maintenant plus d’un mois que la Cénit est paralysée. Depuis que le pays est plongé dans l’impasse politique, les fonds promis n’ont pas été versés. Une décision provisoire qui dès demain, mercredi, pourrait devenir définitive.
« Les Malgaches veulent voter »
Une perspective cauchemardesque pour Béatrice Atallah, la présidente de la commission électorale, qui lance un ultime appel à ses partenaires internationaux. « Au nom des vingt millions de Malgaches et de la stabilité de Madagascar,  je les invite à nous aider à sortir de l'impasse actuelle, en acceptant par exemple, à titre exceptionnel, d'autoriser l'ensemble des quarante et un candidats à prendre part au prochain scrutin présidentiel. Laissez-nous faire ces élections. Les Malgaches veulent voter ! »
Peu de chance pourtant que la communauté internationale change de position. Selon nos informations, demain elle devrait bel et bien sanctionner.
Le 26 juin 2012, après la signature de la feuille de route de sortie de crise, la présence des représentants internationaux lors des cérémonies de la fête nationale avait été soulignée. Leur absence, cette année, pourrait être d’autant plus remarquée.

Source : Rfi.fr

Dépéche

Mardi 25 Juin 2013 - 11:17



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