Madagascar : un présumé terroriste arrêté

La police malgache déclare avoir arrêté un présumé cyberterroriste âgé d'une trentaine d'années et se réclamant du groupe Etat islamique.



Dans des messages envoyés par courrier électronique, l'homme menaçait de faire exploser des avions de compagnies aériennes européennes s'il ne recevait pas la somme de 85 000 euros.

Son appartenance au groupe Etat islamique n'est pas encore prouvée, selon la police, qui croit qu'il pourrait s'agir d'un subterfuge utilisé par le présumé cyberterroriste pour extorquer des fonds.

Selon le commissaire Whenns Orstrom, l'un des responsables des affaires criminelles et de la police judiciaire de Madagascar, le jeune homme a été pris la main dans le sac, dimanche 11 septembre.

"Nous avons identifié un cybercafé qu'il avait l'habitude de fréquenter. Ensuite, nous avons monté des dispositifs de surveillance et des filatures, qui nous ont permis d'arrêter le présumé auteur des menaces (…) Nous l'avons surpris en train d'envoyer des menaces par courrier électronique", explique M. Orstrom.

"En consultant sa boîte électronique, nous avons constaté que bon nombre de compagnies aériennes, le service national des chemins de fer et des particuliers sont destinataires des menaces proférées au nom de l'Etat islamique", a-t-il ajouté.

Des messages "haineux et antifrançais"

Les services de sécurité malgaches ont été alertés par leurs homologues français sur l'existence de plusieurs courriers électroniques en provenance de Madagascar.

L'auteur présumé des messages en question a ensuite été identifié trois mois plus tard.

L'homme, un informaticien de formation, au chômage, n'a pas d'antécédents judiciaires. Il vit avec sa mère.

La police malgache prévoit de surveiller ses proches et de mener une enquête auprès de ses voisins, dont une vingtaine ont déjà été interrogés.

Ce n'est pas la première fois qu'un individu soupçonné de terrorisme est arrêté à Madagascar.

En novembre 2015, un Franco-Malgache, sympathisant de l'organisation Etat islamique, avait été arrêté après avoir diffusé des messages "haineux et antifrançais" sur les réseaux sociaux.

 

BBC Afrique

Jeudi 15 Septembre 2016 - 12:27



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter