Madame la première Dame du Sénégal, vous n’êtes pas dans votre rôle



Dans une République les institutions sont sacrées tant qu’elles restent encrées dans les valeurs fondatrices de celles-ci.  Ceux qui incarnent ces institutions sont aussi respectables tant qu’ils connaissent leurs missions et s’y concentrent. Les digressions ou contre valeurs font réagir les sentinelles de la démocratie ainsi que ceux qui militent pour le respect des valeurs créatrices de la République. Chaque mot ou comportement mal placé sera réorienté à sa bonne place et parfois les coups sont permis puisque s’il n’ya plus de justice et d’équité pour tous, il y en aura forcement une pour chacun. Voilà des règles universelles pour lesquelles mieux vaut s’y soumettre ou périr sous les coups politiques des hommes qui ont la noble mission de servir la Nation ou de ceux qui n’ont d’autres objectifs que de veiller sur la République et ses valeurs.
 
 
Dés lors Madame, retenez qu’en descendant sur l’arène politique, et peu importe les raisons, vous recevrez des coups. Vous ne serez plus Madame la Première Dame mais bien sûr l’allié politique ou l’adversaire politique. Chaque opération de séduction de votre part recevra la réponse adéquate et chaque déclaration fera l’objet d’une sortie du camp d’en face. Vous avez cependant le droit de choisir. D’une part descendre sur le terrain glissant de la politique ou accompagner votre époux, du reste le Chef de l’Etat, en investissant les œuvres de charité ou de bienfaisance. Pour la première option vous romprez inévitablement avec le slogan, chaque jour dévoyé, du parti au pouvoir : La patrie avant le parti. Vous ne serez plus au dessus de la mêlé mais dans la mêlé. Votre fondation "Servir le Sénégal" serait alors au service d’une partie de la population rien que pour assouvir les ambitions politiques de votre cher époux. Vous mettrez ainsi en cause les principes cités ci haut. Et sachez que nous ne l’accepterons pas et combattrons ces divagations à leur juste valeur.
 
 
Alors que le débat fait rage sur le cumul du poste de chef d’Etat et celui de chef de parti, décider de vous immiscer dans l’arène politique serait, ni plus ni moins, l’occasion de donner raison à ceux qui pensent (dont moi) que vous utilisez les derniers publics n’ont pas pour servir la cause commune, mais simplement pour entretenir une clientèle politique. Une pratique sanctionnée par les sénégalais qui ont renvoyé le PDS, adepte de ces pratiques, dans l’opposition, en choisissant Monsieur votre époux et son parti l’APR à leur place. Et puis, dites vous qu’en décidant de vous aligner qu’avec les femmes du parti de votre époux, vous avez décidé de vous mettre à dos toutes les autres femmes surtout celles qui n’ont pas choisi de faire de la politique. Celles-ci sont beaucoup plus nombreuses et croyez moi, cette option ne serait pas la bonne et les conséquences politiques risqueraient d’être désastreuses. Par contre, vous avez le droit de servir la Nation en soutenant les moins favorisés du système. Et là vous serez dans votre rôle et serez au dessus de la mêlé. Honorablement vous serez alors jugée.
 
 
Il est toutefois vrai que le pouvoir dérègle la nature humaine. Quand on y est on ne veut plus s’en passer. On est tenté d’en abuser et l’abus est toujours dangereux. On cherche par tous les moyens à y rester quitte à laisser sa voie pour piétiner sur celle des autres. Attention aux ripostes qui, je l’imagine déjà, seront acerbes. D’autres comme moi, ne laisseront pas la bassecour et les noisettes qu’on leur promet, prendre le dessus sur les valeurs communes. Nous ferons face à l’offensive politique avec les armes classiques. Et l’armement lourd, comme par exemple les menaces, brimades ou autres convocations à la DIC, installera inévitablement la guérilla politique mais n’estompera pas la riposte. Loin d’être des menaces ce ne sont que des avertissements. Dans une Nation comme la nôtre, les ambitions politiques et partisanes maquillées sous un élan républicain sont toujours mal appréciées et sanctionnées à leurs justes valeurs.
 
 
Enfin, retenez que tout comme vous n’avez pas le droit de vous payer le luxe d’acheter un sac Luis Vuitton à 2 Millions de nos pauvres francs, de la même manière vous n’avez pas le droit de vous déplacer avec les deniers de l’Etat pour servir la cause du parti de votre cher époux. Nous vous promettons de veiller au respect des règles sacrées de la République. Et en fin de compte chacun n’aura qu’à assumer ses choix !

Haby Sirah DIA

Mardi 11 Mars 2014 - 10:04



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