Mali: Ibrahim Boubacar Keïta, «président de la réconciliation nationale»

Le nouveau président malien s'est exprimé ce mercredi 21 août devant la presse. Il s'adressait en réalité aux Maliens. Réconciliation nationale, reconstruction de l'armée, de l'école, développement économique, lutte contre la corruption, étaient notamment au centre de cette première intervention depuis qu'Ibrahim Boubacar Keïta a remporté l'élection présidentielle au Mali.



Mali: Ibrahim Boubacar Keïta, «président de la réconciliation nationale»
C’est le premier discours d’Ibrahim Boubacar Keïta depuis sa victoire au second tour de l’élection présidentielle malienne, il y a dix jours, le 11 août dernier. Son premier discours depuis que la Cour constitutionnelle a confirmé les résultats provisoires et sa victoire, avec 77,6 % des voix, sur son rival Soumaïla Cissé, qui a recueilli 22,3 % des suffrages exprimés.
Réconciliation
« Je serai le président de tous les Maliens, je serai le président de la réconciliation nationale. Cette réconciliation est nécessaire, pour faire face aux exigences légitimes de notre peuple », en prononçant ces phrases, Ibrahim Boubacar Keïta a voulu tourner une page, celle de la campagne électorale. Pour lui, d’ailleurs, « une nouvelle ère pleine de promesses et de défis » qui s’ouvre.
 
Devant la presse, devant ses militants, le nouveau président malien a donné rendez-vous au 4 septembre prochain. C’est le jour où, finalement, il sera investi. Le 4 septembre sera dévoué au rassemblement « de tous les Maliens, de toutes les Maliennes », a-t-il martelé.
Reconstruction
Il a également dressé la liste de ses autres priorités : « la reconstruction d’un Etat, le redressement de l’armée, de l’école, la lutte contre la corruption », ainsi que « le développement économique et social, pour que toutes les Maliennes et tous les Maliens profitent des progrès que nous ne manquerons pas de faire. »
Dans son discours, qui a duré moins de 7 minutes, Ibrahim Boubacar Keïta, tout de blanc vêtu, a cependant reconnu l’immensité de la tâche qui l’attend. Il n’a pas parlé de sang, de larmes, mais c’est un peu comme s’il disait « attention, ce ne sera pas facile ».
Source: RFI
 


Jeudi 22 Août 2013 - 10:42



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