Mali: fausses rumeurs sur la destruction d’un camp militaire par le MNLA à Kidal

Au Mali, la commission technique mixte qui doit s’entendre sur les modalités du retour de l’armée malienne à Kidal n’a toujours pas achevé son travail. Les discussions butent sur les modalités du cantonnement des combattants des groupes armés, et notamment sur le choix des sites. Ce qui impatiente les autorités de Bamako et les responsables militaires maliens. C’est dans ce contexte que se propagent certaines informations, et certaines fausses informations, sur ce qui se passe actuellement dans la ville de Kidal.



Mali: fausses rumeurs sur la destruction d’un camp militaire par le MNLA à Kidal
Alors que les discussions sur le retour de l'armée malienne à Kidal n'aboutissent pas, de fausses informations se répandent sur la ville. Selon un porte-parole du ministère, le MNLA aurait procédé à la destruction du camp 2, un camp militaire situé près de l’aéroport de Kidal. Un porte-parole de l’armée malienne le confirme : « Ils saccagent le camp, ils enlèvent les portes et cassent la toiture, parce qu’ils ne veulent pas du retour de l’armée malienne ». Le ministère malien de la Défense dénonce « une grave violation des accords de Ouagadougou », signés notamment par Bamako et par les rebelles touaregs du MNLA.
Mais le camp 2 en question est celui qu’occupent les militaires français de la force Serval. Un des porte-parole dément catégoriquement l’information : « Ce n’est pas le cas. Il ne se passe rien de spécial à Kidal, ni aujourd’hui ni hier, ni au camp 2 ni dans aucun autre ».
« Il ne se passe rien »
Un personnel onusien, joint à l’intérieur du camp, dément à son tour : « Non, ils ne sont rien venu casser ». Commentaire du militaire français : « On fait du bruit pour faire croire que le MNLA cherche à nuire au processus, mais concrètement, il ne se passe rien ».
Il y a une dizaine de jours, la presse malienne se faisait déjà l’écho de rumeurs selon lesquelles le MNLA avait posé des mines autour de la ville de Kidal. Ce que l’armée malienne avait dû démentir, du bout des lèvres.
Source: RFI


Mercredi 3 Juillet 2013 - 10:13



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