Mali : la France impliquée dans une nouvelle opération militaire dans le Nord

Une vaste opération militaire a été lancée le 24 octobre, dans le nord du Mali. Baptisée « Hydre », elle implique plus de 1500 soldats français, maliens et les hommes de la force de l'ONU. Son objectif est de faire pression sur les groupes jihadistes, pour « éviter une résurgence » de « mouvements terroristes », a indiqué l'état-major de l'armée française. Cette opération intervient au lendemain de l'attaque à l'arme lourde des positions de l'armée tchadienne à Tessalit, par des islamistes radicaux. Bilan : au moins trois morts dont deux soldats tchadiens et plusieurs blessés. Depuis deux mois, les jihadistes multiplient les attaques.



Des soldats français patrouillent dans l'Adrar des Ifoghas, au nord du Mali. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD
Des soldats français patrouillent dans l'Adrar des Ifoghas, au nord du Mali. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD
Comme très souvent en Afrique, la saison des pluies a été calme. Peu ou pas d'attaques jihadistes, en juin, juillet août. L'armée française a poursuivi ses missions : collecte du renseignement, contrôle de zone, découverte de cache d'armes.
 
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Mais les mouvements islamistes se sont réveillés dès le mois de septembre et ensuite après la fête musulmane de l'Aïd. Attentat suicide contre le bataillon tchadien à Tessalit, tir de roquettes sur Gao, attaque suicide contre une caserne de l'armée malienne. « Des actions localisées », destinées à marquer les esprits, affirment les militaires français.
 
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Peut-être mais ces attaques sont de plus en plus fréquentes. Si pour le moment, elles n'entravent pas l'action ou même la logistique de la force Serval, elles permettent aux différents groupes commanditaires de gagner en notoriété, ce qui peut être utile en cas de négociation ou d'alliance.
 
Cela dit, les jihadistes ont conservé une véritable capacité de nuisance. Même avec l'aide de la population, l'armée française a du mal à repérer les groupes armés avant qu'ils ne passent à l'action. Il faut dire que la zone d'opération est immense, et qu'elle ne se limite pas au Mali. De nombreuses zones refuges existent dans la bande sahélo-saharienne.
 
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Pour sécuriser les villes maliennes, tout en conservant la capacité à mener des opérations de ratissage d'envergure, il faudrait plus d'hommes. Or les effectifs de Serval sont sur la pente descendante, et la Minusma n'a déployé que 5 000 casques bleus sur les 12 000 que doit compter la force onusienne.

ZOOM : certains déplacés de retour dans le Nord

 
Malgré la situation sécuritaire encore précaire dans le nord du pays, certains déplacés sont de retour. Arrivée, ce jeudi 24 octobre 2013, à Gao d’un bateau dénommé « Bateau de la paix », un second bateau est attendu ce vendredi. Les deux transportent des Maliens déplacés.
 
Ce bateau de la paix vient de Mopti. Depuis son départ, il fait escale aux différents ports jusqu’à Gao qui est sa destination finale. C’est une opération montée par le gouvernement malien pour aider au retour, dans le nord du pays, des populations déplacées.
 
« Il s’agit de deux bateaux qu’on a affrétés pour un montant d’un peu plus de 50 millions de francs Cfa, uniquement avec le des fonds du budget national. Il y a aussi 22 tonnes de céréales, de riz, de l’huile et puis du sel. On va répartir cela entre les différentes familles », explique Cheikh Mohamed Thiam, le responsable national de l’opération Retour des déplacés dans le Nord.
 
Environ un millier de déplacés sont concernés par l’opération. « Je suis très content, parce que je préfère ma région que l’extérieur. Ce que je trouve dans ma région, je ne trouve pas à l’extérieur », confie l’un de ces déplacés de retour. Le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) et l’ONG le Conseil norvégien pour les réfugiés participent également à l’opération.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Vendredi 25 Octobre 2013 - 11:07



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