Mali: le président IBK poursuit la reprise en main de l'encadrement de l'armée malienne

Après avoir énormément réduit l'influence du général Amadou Sanogo chef de l'ex-junte (que la justice malienne veut entendre), le président du Mali Ibrahim Boubacar Keïta et son ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga viennent de procéder à des nominations au sein de l'armée et à des libérations. L’objectif est de renforcer la cohésion entre les troupes.



Ibrahim Boubacar Keïta, ici le 28 juillet à Bamako, reprend en main l'organigramme de l'armée. REUTERS/Joe Penney
Ibrahim Boubacar Keïta, ici le 28 juillet à Bamako, reprend en main l'organigramme de l'armée. REUTERS/Joe Penney
Un Béret rouge a été nommé nouveau chef d'état-major de l'armée malienne. Il s’appelle Mahamane Touré et a le grade de général de division. Il succède au général Ibrahim Dahirou Dembelé. Dans une vie antérieure, Mahamane Touré était le monsieur «Paix et sécurité» de la Communauté économique des Etats des l’Afrique de l’ouest.
Mais outre la volonté de reprise en main des questions de défense par le président malien, il faut voir dans cette nomination un autre symbole, celui de la consolidation de la réconciliation, entre Bérets rouges et Bérets verts de l’armée malienne.
 
L’ex-junte au pouvoir à Bamako, dirigée par le général Amadou Sanogo, était dominée par les Bérets verts. Et à l’époque, les parachutistes Bérets rouges rasaient les murs car ils étaient accusés d’avoir voulu renverser à l’époque le régime des putschistes.
 
→ à (re)lire : Mali: le général Amadou Haya Sanogo convoqué par la justice

 
Un autre Béret rouge à la tête de l'Ecole militaire

 
Aujourd’hui, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et son ministre de la Défense, tournent donc une page. Ils nomment un autre Béret rouge, le colonel Issa Ould Issa à la tête de l’Ecole militaire du Mali.
 
Et comme pour montrer que c’est vraiment la semaine des Bérets rouges au Mali, le colonel Abidine Guindo, ancien aide de camp de l’ex-président Amadou Toumani Touré, a été libéré ce week-end. Arrêté il y a quelques mois par l’ex-junte, il était accusé d’avoir tenté un contre-coup d’Etat le 30 avril 2012.

Dépeche

Lundi 11 Novembre 2013 - 10:29



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