Mali: les mouvements pro-Bamako refusent de quitter Ménaka

Nouveau grain de sable dans le processus de paix au Mali. Récemment le gouvernement malien et les rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) ont signé un arrangement sécuritaire à Alger qui prévoit le départ de Ménaka des groupes armés pro-Bamako. Mais après une visite de terrain mardi 16 juin dans la localité avec la mission de l'ONU, la Plateforme - les groupes armés pro-gouvernement malien - annonce qu'ils ne quitteront pas la ville.



De retour de Ménaka où il a séjourné avec des représentants de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et de la médiation, le porte-parole de la Plateforme affirme qu’en l’état actuel des choses, les groupes armés pro-gouvernement malien ne quitteront pas la ville contrairement aux engagements pris notamment à Alger par l’Etat malien. « On a rencontré les populations, on a rencontré les notables, des hommes politiques, explique Maître Harouna Toureh de la Plateforme. Ils nous ont tous demandé de rester parce qu’ils estiment que ni la Minusma [la force onusienne, ndlr], ni l’armée malienne en l’état actuel ne peuvent apporter la sécurité».  A la question de savoir si ses forces restent à Ménaka, la réponse est donc sans détour : « Oui ».
 

La Coordination des mouvements de l’Azawad réagit. « Nous, on s’en tient au document que nous avons signé à Alger et nous pensons que la Plateforme doit quitter Ménaka, la sécurisation de la ville à la Minusma et arrêter de faire monter les enchères », répond l’un de ses membres de la CMA, Almou Ag Mohamed. Alors la présence de la CMA à Bamako, le 20 juin prochain pour la signature de l’accord de paix, est-elle désormais compromise ? « Je ne peux pas vous en dire quelque chose pour l’instant. On va se concerter». 

Rfi.fr

Mercredi 17 Juin 2015 - 13:53



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