Mali: une enquête ouverte pour viol à l'encontre de soldats tchadiens de la Minusma

La Minusma a annoncé avoir ouvert une enquête préliminaire sur les allégations de mauvaise conduite et d'abus sexuels concernant des casques bleus à Gao. Selon les informations recueillies par RFI, quatre militaires tchadiens seraient toujours retenus par la mission et soupçonnés d'être parmi les auteurs de ces méfaits. Le secrétaire général de l'ONU a affirmé par l'intermédiaire de son porte-parole avoir une politique de tolérance zéro pour toute forme d'abus et d'exploitation sexuels. Il fera, dit-il, tout son possible pour qu'une enquête rigoureuse soit ouverte et, le cas échéant, que des comptes soient rendus.



Des soldats de la Minusma, les casques bleus de l'ONU, lors du défilé du 14 juillet 2013 à Paris. PHOTO RFI / PIERRE RENE-WORMS
Des soldats de la Minusma, les casques bleus de l'ONU, lors du défilé du 14 juillet 2013 à Paris. PHOTO RFI / PIERRE RENE-WORMS
La Minusma affirme avoir très vite réagi pour prendre en charge la victime et préserver les preuves. Une femme dit avoir été violée dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 septembre par des casques bleus tchadiens. Des allégations prises très au sérieux par la mission. Elle a donc été entendue, a reçu une assistance médicale et elle a même été en mesure de reconnaître quatre de ses agresseurs présumés. Quatre parmi un nombre indéterminé de soldats.

Les faits se seraient déroulés dans l'une des auberges de la ville où les casques bleus tchadiens étaient venus faire la fête. Ces quatre militaires faisaient partie du groupe de 165 soldats à avoir quitté leur base de Tessalit en signe de protestation contre le non-paiement de primes et l'absence de relèves, et à rejoindre Gao où ils devaient rencontrer des responsables de l'état-major tchadien.
 
Au Tchad de mener l'enquête

 Si ces quatre militaires ont été retenus, les autres ont pu rentrer au pays. Le Tchad a été officiellement averti par l'ONU de l'existence de ces allégations. En tant que pays contributeur de ces troupes, c'est à lui de mener les enquêtes et, si les allégations sont avérées, de prendre les sanctions nécessaires.
 
Selon une source onusienne, cette affaire tombe mal pour N'Djamena. En pleine Assemblée générale de l'ONU et alors que le pays espère obtenir un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Source : Rfi.fr
 


Dépéche

Mercredi 25 Septembre 2013 - 11:15



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