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Mali: vaste opération militaire contre les jihadistes

Plus de 1.500 soldats français, maliens et de la Mission de l'ONU ont lancé une vaste opération dans le nord du Mali pour "éviter (une) résurgence" de "mouvements terroristes" après une série d'attaques menées par des groupes jihadistes.



AFP/AFP/Archives - Plus de 1.500 soldats français, maliens et de la Mission de l'ONU ont lancé une vaste opération dans le nord du Mali pour "éviter (une) résurgence" de "mouvements terroristes"
AFP/AFP/Archives - Plus de 1.500 soldats français, maliens et de la Mission de l'ONU ont lancé une vaste opération dans le nord du Mali pour "éviter (une) résurgence" de "mouvements terroristes"

 

Vendredi matin à Bruxelles où il participait à un sommet européen, le président François Hollande a indiqué que cette opération avait pour objectif la lutte contre le terrorisme et la tenue d'élections législatives selon le calendrier prévu.
 

"Nous n'avons jamais prétendu que notre intervention allait faire disparaître le terrorisme dans la région", a dit le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse.
 

Le terrorisme "est installé" au Mali, "au sud de la Libye, sans doute encore au nord du Niger et au sud de l'Algérie" et "il n'a pas été vaincu par notre seule intervention au Mali" même s'il "a été abîmé, attaqué", a-t-il souligné.
 

"Nous avons engagé, avec l'armée malienne et la Minusma (Force de l'ONU au Mali), une opération de grande ampleur au nord et au sud de la boucle du Niger", a de son côté indiqué jeudi à Paris le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major des armées françaises.
 

"C'est la première fois que nous voyons travailler ensemble des volumes de force importants", associant les trois parties à parts égales, selon l'officier. Français, Maliens et forces de l'ONU ont engagé un bataillon, soit de 500 à 700 hommes chacun, dans cette opération, baptisée "Hydre".

"Frapper les esprits"
 

"Hydre" a été déclenchée dimanche, au lendemain de la visite, du 16 au 18 octobre, du chef de l'état-major des armées françaises, l'amiral Edouard Guillaud, qui s'est rendu successivement, à Bamako, Niamey et N'Djamena.
 

Son objectif "est de faire pression sur les mouvements terroristes éventuels pour éviter leur résurgence (...) Cela fait partie de ces opérations qui sont régulièrement menées (...) pour participer à la stabilité du pays", a précisé le colonel Jaron.
 

Mercredi des islamistes armés ont mené une nouvelle attaque contre des positions de l'armée tchadienne à Tessalit, dans l'extrême nord-est du Mali, à plus de 500 km de la zone de l'opération. Depuis près de trois semaines, des groupes jihadistes ont lancé une série d'opérations dans le vaste Nord malien.

"frapper les esprits"
 

Interrogé sur ces attaques, le colonel Jaron a souligné que les forces françaises n'étaient pas surprises de "voir ponctuellement de tels groupuscules se mettre en oeuvre" à l'approche des législatives, dont le premier tour est prévu le 24 novembre.
 

"A chaque fois, il s'agit d'opérations très concentrées géographiquement, qui ne s'inscrivent pas dans la durée et qui reposent sur un mode d'action de terroristes, (en voulant) frapper les esprits sans avoir forcément une capacité à engager un combat dans le temps", a analysé le porte-parole de l'armée française.
 

"Nous savons que la totalité des groupes terroristes présents (...) au Mali n'ont pas été éliminés. Et par moment, ils peuvent resurgir alors que nous allons vers les élections législatives", a-t-il poursuivi.

Ces élections succèdent au scrutin présidentiel en juillet et août, qui s'est déroulé dans le calme et a vu la victoire d'Ibrahim Boubacar Keïta.
 

Malgré la présence de milliers de soldats français et africains dans le nord du Mali pour les traquer, les jihadistes ont mené depuis septembre trois attaques dans la région.
 

Mercredi, deux soldats tchadiens et un enfant malien ont été tués, et six militaires tchadiens blessés dans une attaque suicide combinant voiture piégée et tirs à l'arme lourde à Tessalit, à 1.700 km au nord-est de Bamako, près de la frontière algérienne. Cinq assaillants ont été tués, selon l'armée tchadienne.
 

L'attentat a été revendiqué auprès de l'AFP à Bamako par Sultan Ould Bady, chef d'un petit groupe jihadiste lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
 

Le 7 octobre, un soldat malien avait été tué dans des tirs à l'arme lourde sur Gao, la ville principale du nord du Mali, à 1.200 km de Bamako. Les tirs avaient été revendiqués par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).
 

Le 28 septembre, un attentat suicide à Tombouctou revendiqué par Aqmi avait tué deux civils et quatre kamikazes et blessé sept soldats maliens, selon les autorités maliennes.
 

Le Mujao et Aqmi sont les deux principaux groupes armés ayant occupé le nord du Mali en 2012, y commettant de nombreuses exactions.
 

L'armée française intervient depuis janvier au Mali, où elle a chassé les groupes islamistes armés qui occupaient le nord du pays.
 

Par ailleurs, Paris a formellement démenti l'envoi d'élmissaires français et nigérien dans le le Sahel pour "accélérer les négociations" en vue d'obtenir la libération d'otages français dans la région, comme l'ont indiqué plus tôt des sources sécuritaires malienne et régionale.

 


Dépéche

Vendredi 25 Octobre 2013 - 13:08



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