Malick Ndiaye : ‘’Sans révolutions des mentalités, le PSE ne réussira pas"



Le ministre conseiller du président de la République, Malick Ndiaye, a estimé jeudi à Saint-Louis, que ‘’sans une révolution des mentalités, le Programme Sénégal Emergent (PSE) ne réussira pas''. Il s‘exprimait à l’occasion d’une conférence au centre culturel régional sur ‘’le Sénégal à l’heure du PSE et des réformes de la seconde alternance : quelles missions des intellectuels, artistes et acteurs culturels de Saint-Louis et la région aujourd’hui’’.


Le sociologue, qui a vanté les mérite de ce programme qui a séduit le monde, est d’avis que ‘’pour son succès, les Sénégalais doivent changer leurs habitudes’’. Parmi ces comportements à bannir pour un succès du PSE, le président du Comité d’Initiative des Intellectuels du Sénégal (CIIS) indexe notamment la tendance de certains individus à faire main basse sur l’argent destiné à la marche des sociétés ou institutions qui leur sont confiés.

Selon lui, en appelant les Sénégalais à ne pas tricher et à travailler, le président Macky Sall parlait à ces derniers qui se retrouvent même dans son entourage proche. Parlant de ces mauvais comportements, il a regretté notamment l’accueil offert au président par certains responsables de l’Alliance Pour la République (APR) à son retour d’un périple de quinze jours à la recherche de financements.

‘’Ces responsables politiques qui se sont distingués en usant d’armes contre leurs camarades ont donné un mauvais exemple de ce qu’il ne faut pas faire’’, a expliqué le sociologue. Il a souligné que pour faire passer les réformes envisagées, le sacrifice doit être partagé mais il note que beaucoup parmi nos compatriotes veulent avoir tout sans efforts. ‘’Il nous faut une introspection collective et revoir nos comportements’’, a plaidé le ministre-conseiller.

Les politiques de Couverture maladie universelle comme les autres politiques initiées ne vont réussir sans une contribution des populations et une acceptation d’une remise en cause collective.

M.Ndiaye s’est également appesanti sur le sort peu enviable du centre culturel régional qui ne possède pas une salle de conférence obligeant à l’occasion le directeur à dresser une tente pour abriter cette conférence.

Ancien du lycée De gaulle, le sociologue a aussi fait pour un plaidoyer pour la réhabilitation de cet établissement scolaire qui compte douze ministres et ministres-conseillers du président.



Vendredi 7 Mars 2014 - 11:20



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter