Mamadou Diop Castro : «Ni le gouvernement, ni les syndicats ne respectent les règles du jeu»

La situation qui prévaut au niveau du secteur de l’Enseignement n’enchante pas Mamadou Diop «Castro». En effet, l’ancien syndicaliste devenu le chef du Comité de dialogue social dans le secteur de l’Education condamne vigoureusement cette situation qui découle d’une responsabilité partagée entre l’Etat et les syndicats.



«Nous constatons que les choses ne vont pas dans le sens souhaité et qu’il y a des risques d’embrasement du front social si le gouvernement ne prend pas les dispositions nécessaires», a déclaré Mamadou Diop «Castro» qui se prononçait sur la tension qui prévaut actuellement entre enseignants et autorités étatiques.

Selon l’ancien syndicaliste, cette situation est en partie due au non-respect des accords signés par l’Etat : « S’il y a des problèmes au niveau de l’Education aujourd’hui, la faute incombe au ministre de l’Education sur des initiatives unilatérales qu’il prend depuis quelques temps. Mais surtout au ministre des Finances qui n’a pas du tout diligenté les mesures pour prendre en compte les actes qu’il a reçu et les rappels attendus», soutient-il, sans oublier  le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat qui fait partie des fautifs.

Mais le constat général fait par «Castro», informe-t-il dans les colonnes de l'Observateur, c’est que : «Ni l’Etat, ni les syndicats ne respectent les règles du jeu». Et M. Diop en veut pour preuve, la non application de certaines mesures alors que l’Etat avait pris des engagements allant dans ce sens, et les enseignants qui déposent des préavis de grève en choisissant de «contourner les mécanismes» mis en place pour instaurer le dialogue entre autorités et syndicalistes.

Néanmoins, l’ancien syndicaliste ne compte pas baisser les bras et déclare : «nous avons déjà rencontré toutes les organisations syndicales, après la réunion. Ce mercredi, nous allons rencontrer le Directeur des ressources humaines du ministère de l’Education nationale. Nous avons écrit une lettre au Premier ministre, pour lui demander une audience». 

Ousmane Demba Kane

Mercredi 13 Janvier 2016 - 12:26



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