Mamadou Makhtar Cissé dévoile un budget 2014, éminemment social



Mamadou Makhtar Cissé dévoile un budget 2014, éminemment social

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget, Mamadou Makhtar Clissé, faisait face aux journalistes pour expliquer l’articulation du budget 2014. Il a tenté d’interpréter la hausse dans certains secteurs au détriment d’autres. Il a d’abord rappelé que « le budget, c’est l’instrument d’analyse économique Etat par excellence. C’est un choix politique matérialisé sur le plan économique ». En effet, le ministre a répondu à certaines critiques de l’opposition qui a jugé ce budget de peu ambitieux.


Dans ce budget, « l’accent est mis sur l’agriculture qui devrait tirer l’économie, car 60 % de la population est rurale et mènent principalement des activités agricoles », renseignent le ministre. La dépendance énergétique doit être résolue en explorant le mix énergétique. Le ministre reconnait aussi que la part belle a été faite à l’investissement qui croit de 12 %. L’explication est simple, « il faut une cohérence pour amortir la croissance d’où le besoin d’investir sur l’énergie qui constitue une contrainte majeure et  les infrastructures routières avec un objectif de 1200 km de pistes rural ».


La première priorité du gouvernement, selon le ministre, «  c’est le développement de la richesse nationale et l’agriculture en est un le moteur ». Donc, cela rejoint leur ambition de produire d’avantage et importer moins. Particulièrement composé d’une population jeune soit une personne sur deux, « on a besoin  de formations », nous dit M. Clissé.


Le Budget 2014 a un fort relent social qui se matérialise par la poursuite de la mise en œuvre du programme décennal de lutte contre les inondations avec 42,1 milliards, l’achèvement des hôpitaux et centre de santé. La réduction des inégalités sociales et la vulnérabilité de certaines couches de la population bénéficient d’une enveloppe de 10,5 milliards qui sera consacrée aux programmes de bourses familiales et 6 milliards pour l’assurance-maladie universelle. « La recherche de croissance ne doit pas faire oublier cette exigence de solidarité », s’explique le ministre.

Pour le ministre du budget, Mamadou Makhtar Clissé, la hausse consentie au ministère de la bonne gouvernance devrait réjouir les Sénégalais car, « elle s’explique du fait qu’il faut une fondation solide pour bâtir », indique-t-il.


Ibrahima Badiane

Vendredi 13 Décembre 2013 - 11:43



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