Manif du M23 Place l'Obélisque - Macky Sall menace: "Nous allons sanctionner les fautifs"

Dans ses habits déjà de nouveau Président de la République, Macky Sall ne manque pas depuis peu - et à chacune de ses sorties médiatiques - de parler du mode de gouvernance qu'il entend imprimer à son magistère. Aujourd'hui, à la tribune du M23, le chef de file de Bennoo Bokk Yaakaar n'a pas failli à son rôle : il a même miroité la cravache pour les fautifs, les pilleurs des deniers de l'Etat...



Manif du M23 Place l'Obélisque - Macky Sall menace: "Nous allons sanctionner les fautifs"

Comme à son habitude, le Mouvement des forces du 23 juin (M23) n'a pas laissé traîner, sur la Place de l'Obélisque, bourrelets de papier, coques d'arachide, sachets d'eau vides, gobelets de café...Les choses se sont passés dans le calme. Les orateurs - principalement les leaders de coalitions et de partis engagés dans la Présidentielle - se sont succédé à la tribune. Tous quasiment ont eu des mots durs sur le pouvoir en place mais se sont interdit des paroles licencieuses à l'endroit de Me Abdoulaye Wade (86 ans officiellement). Parlant justement du candidat sortant, Moustapha Niasse, arrivé troisième à l'issue du premier tour, déclare que le leader des Fal 2012 est "frappé d'hémiplégie"."Mais il est toujours en éveil", s'est-t-il empressé de dire au public.

Dit autrement, le Secrétaire général de l'Alliance des forces de progrès (Afp) demande aux militants des Forces du changement/Bennoo Bokk Yaakaar de s'organiser, de veiller sur la sécurité et la transparence du scrutin, le 25 mars prochain. Plus optimiste que le chef de sa coalition, l'avocat Me El Hadj Diouf pense que ç'en est terminé pour l'adversaire. La veille, Macky Sall disait dans une conférence de presse avec ses alliés du deuxième tour, dans un hôtel de Dakar, et dans la langue de Sakespeare : "Game is over !". Aujourd'hui, le patron de l'Alliance pour la République (APR) appelle à plus de vigilance. "Nous sommes contre toute tentative de bloquer la volonté populaire", a-t-il lancé. Il s'est projeté déjà sur les chantiers de son gouvernance "contre la supercherie et la corruption". "Nous allons promouvoir la bonne gouvernance", dit-il avant d'ajouter : "Nous sanctionnerons les fautifs".

Ben ABASS (Ferloo pour APPEL)

APPEL

Lundi 12 Mars 2012 - 01:32



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