Mankeur Ndiaye : «Nous avons l’ambition de marquer notre passage au Conseil de sécurité de l’Onu»

Le Sénégal a entamé hier, son mandat de deux ans au sein du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (Onu). L’occasion a été saisie par Mankeur Ndiaye, pour décliner les principaux axes autour desquels tourneront les interventions de notre pays.



Mankeur Ndiaye : «Nous avons l’ambition de marquer notre passage au Conseil de sécurité de l’Onu»
C’est hier 2 janvier qu’a débuté le mandat du Sénégal en qualité de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unis. Prétexte pour  le ministre des Affaire étrangères, Mankeur Ndiaye de décliner les axes de l’agenda de notre pays pendant son mandat.

«Il ne s’agira pas de siéger simplement pendant deux ans et puis d’en sortir le 31 décembre 2017. Nous avons l’ambition de marquer notre passage aux Conseil et c’est pourquoi nous travaillons depuis plus d’une année sur une thématique nouvelle », a déclaré Mankeur Ndiaye qui revenait sur les ambitions sénégalaises durant les deux prochaines années pendant lesquelles il siégera comme membre non permanent au Conseil de sécurité des Nation Unies.

La principale ambition, selon Mankeur Ndiaye, sera la question de l’eau dans le monde : «l’eau est un facteur de paix, mais elle peut être également un facteur de guerre. Il y a beaucoup de pays qui partagent un bassin fluvial, un cours d’eau internationale qui sont en conflit. Nous, nous avons une belle expérience avec le fleuve Sénégal, avec l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (Omvs), une organisation qui gère très bien la question de l’eau, la question du fleuve Sénégal en développant des ouvrages communs mais également la navigation sur le fleuve» a-t-il soutenu.

Le chef de la diplomatie sénégalaise compte reproduire cet exemple de cohésion autour du fleuve Sénégal qui regroupe quatre pays à travers le monde : «le fleuve Sénégal est un facteur d’union, un facteur d’intégration, un facteur de paix. Vous allez dans d’autres régions du monde où le cours d’eau internationale est un facteur de tension et de guerre. Donc nous allons essayer de développer cette thématique nouvelle au Conseil de sécurité.

Faire en sorte que le Conseil puisse se prononcer sur la question de l’eau dans le monde. Parce qu’avec tout ce que nous observons aujourd’hui dans le domaine de l’environnement, des changements climatiques, la raréfaction des sources d’eau, l’eau risque d’ici 10 ou 15 ans, d’être l’un des principaux facteurs de guerre dans le monde », a-t-il décliné sur les ondes de Sud fm.

Reste à savoir si le Sénégal aura toute la latitude de dérouler ses ambitions au sein de l’organe dirigeante de l’Organisation des Nations Unies.

Ousmane Demba Kane

Dimanche 3 Janvier 2016 - 08:22



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter