Manquements et insuffisances – Processus de transition vers le numérique : le CNRA met en place un comité ad hoc



Manquements et insuffisances – Processus de transition vers le numérique : le CNRA met en place un comité ad hoc
«Malgré le tableau contrasté et certains écueils, l’année 2015 a connu des réussites dont le Sénégal peut s’enorgueillir», se réjouit le président du CNRA (Conseil national de Régulation de l'Audiovisuel), Babacar Touré qui cite «l’avènement de la TNT (Télévision Numérique Terrestre) (qui) a été une grande promesse pour le Sénégal et les Sénégalais. Le choix de l’opérateur national validé par le Chef de l’Etat, a été fait sur une base objective et à l’unanimité des membres du comité de pilotage».

A ce propos, assure le journaliste dans son discours de présentation du rapport annuel 2015 du CNRA, «a l’occasion du séminaire-bilan de la transition vers le numérique en Afrique francophone tenu au Bénin du 08 au 11 décembre 2015, sous l’égide de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le constat a été fait que le Sénégal est le seul pays francophone, avec le Maroc, à émettre des signaux de télévision numérique» et «le Sénégal, grâce à un partenariat public/privé, présente un taux de couverture de 75% de la population avec une excellente qualité technique, tant du point de vue des infrastructures que des décodeurs».

Unique, le modèle sénégalais est cité en exemple un peu partout mais il reste un modèle inachevé. Sur ce point, le président du CNRA relève que «l’ampleur, la qualité et le caractère exceptionnel de ce qui a été accompli par l’expertise nationale sont indéniables». Cependant, «le processus de transition dont la partie technique a été réalisée par le Groupe EXCAF TELECOM a révélé certains problèmes, manquements et insuffisances qui doivent être résolus au plus tôt, car leurs conséquences touchent à l’inégalité de traitement des citoyens, la totalité du territoire n’étant toujours pas couvert, d’où le sentiment de frustrations de nos concitoyens», souligne-t-il.

Pis, selon lui, «le travail et le parcours du CONTAN (Comité National de pilotage de la Transition de l'Analogie vers le Numérique), ont été marqués par des difficultés». Ainsi, le CNRA d’en faire l’économie en listant «les lenteurs administratives» avec «le projet de ratification de l’accord GEO6, conclu en 2006 à Genève entre tous les états membres de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), examiné en Conseil des Ministres, il y a deux (2) ans (mais) qui attend toujours d’être examiné par l’Assemblée nationale ». «Dix (10) ans plus tard, ce défaut de ratification prive la transition vers le numérique d’une base légale conforme aux engagements internationaux de notre pays, cet accord global étant relatif à la planification du service de radiodiffusion numérique dans le monde», regrette le CNRA qui note aussi «les divergences apparues dans la gouvernance et l’exécution du programme de transition confié au CONTAN».
 
D’où la décision de Babacar Touré de mettre en place «un comité ad hoc, afin de sécuriser et rationaliser le processus, le retard dans la mise en place de la société de gestion, l’absence de budget de communication pour la prise en charge de la communication vers le grand public et les acteurs du secteur, les installations techniques incomplètes, d’où la nécessité d’une assistance à maîtrise d’ouvrage pour une exécution conforme du contrat, notamment pour les aspects relatifs aux infrastructures, la non-disponibilité des décodeurs pour tous, car après la décision de leur vente au prix symbolique de 10 000 FCFA, le prestataire peine visiblement à approvisionner le marché». 


Jeudi 1 Décembre 2016 - 21:59



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