Manuel Valls médiateur de la paix en Israël et dans les Territoires palestiniens

Manuel Valls entame ce dimanche 22 mai une visite de trois jours en Israël et dans les Territoires palestiniens. Le Premier ministre est accompagné d’une délégation importante, trois ministres, des parlementaires et des membres de la société civile. Manuel Valls évoquera, bien sûr, le processus de paix mais consacrera aussi beaucoup de temps à la dimension culturelle et mémorielle.





Manuel Valls arrive à Jérusalem avec une ambition, convaincre les Israéliens très réticents que l’initiative de la France en faveur de la relance du processus de paix n’est pas contre eux, mais dans leur intérêt. Lors de la visite, la semaine passée, de Jean-Marc Ayrault, Benyamin Netanyahu avait mis en doute « l'impartialité » de l'initiative française. Paris est à la manœuvre et organise le 3 juin une réunion ministérielle avec l’Union européenne, la Ligue arabe et les Etats-Unis pour réaffirmer les principes d’un accord de paix. L’objectif est en ensuite de réunir une autre conférence à l’automne, en présence des Palestiniens et des Israéliens qui pour le moment y sont opposés.
 
Manuel Valls va donc poursuivre le travail de conviction, lors de son entretien et de son déjeuner lundi avec son homologue Benyamin Netanyahu. Les deux hommes se connaissent, ils se sont notamment vus lors de la marche organisée à Paris en janvier 2015 après les attentats, rapporte notre envoyée spéciale, Valérie Gas.
 
Dans les Territoires palestiniens mardi
 
Mais à Matignon, on insiste sur le fait que cette visite est une visite globale. Outre un volet économique ce dimanche, la visite aura une dimension culturelle et mémorielle, à laquelle le Premier ministre est très sensible. Et pour que ce déplacement soit équilibré, Manuel Valls se rendra aussi dans les Territoires palestiniens où il doit rencontrer mardi son homologue, Rami Hamdallah, qui a récemment salué l'initiative de paix française.
 
Le combat de Manuel Valls contre l’antisémitisme est connu, indique-t-on à Matignon, mais son analyse est sans ambiguïté sur les conditions d’un accord de paix et notamment la nécessité de deux Etats.


Source: Rfi.fr


Dimanche 22 Mai 2016 - 07:10



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter