Marché sous-régional: la BOAD veut mobiliser plus de ressources

La Banque ouest africaine de développement (BOAD) compte mobiliser davantage de ressources sur le marché financier sous-régional, compte tenu de l'environnement international actuel marqué par une crise financière, a appris Ouestafnews de source autorisée.



Siège de la BOAD
Siège de la BOAD
''Compte tenu de l'environnement actuel, nous comptons ouvrir deux nouveaux chantiers prioritaires'', a dit le président de la BOAD Abdoulaye Bio-Tchané, interrogé par RFI. ''Nous voulons mobiliser davantage de ressources sur notre marché, pour compter sur nos propres forces'', a expliqué M. Bio-Tchané.
Le deuxième chantier de l'institution financière sous-régionale concerne le développement durable et la gestion environnementale et la sécheresse, a-t-il fait savoir. Dans les deux à trois prochaines années, ''l'objectif est de doubler les investissements dans ce domaine, a assuré le président de la BOAD qui a fait allusion aux inondations survenues en 2008 dans plusieurs pays de la sous-région.
Abdoulaye Bio-Tchané, ancien directeur du département Afrique du Fond monétaire international (FMI) a en outre indiqué que s'il y a récession économique en Europe, ''beaucoup de pays africains ne seront pas épargnés. ''S'il y a récession en Europe, il y a un impact évident sur les transferts des migrants, sur les coûts des matières premières, sur l'aide publique au développement et sur les investissements directs étrangers. Tout cela va entrainer un impact sur la croissance économique. Je pense que beaucoup de pays entreront en récession'', a dit le président de la BOAD, un des grands experts du système financier international.
M. Bio-Tchané fait savoir que le FMI pourrait jouer le rôle de ''super gendarme'' du système financier international. ''Mais il ne suffit pas de donner un mandat au FMI. Sur les questions fiscales et budgétaires, ce mandat existe mais n'est pas exécuté à 100 %. Le FMI a ce mandat mais la surveillance reste inégale'', a-t-il relevé.
Selon lui, ''la surveillance est plus dure vis-à-vis des pays pauvres qu'elle ne l'est avec les pays riches. Il faut que ce gendarme puisse exercer la police sur tout le monde''.
''Si cette police est exercée sur les faibles, cela ne sert à rien. Sur les 20 pays du G20, le FMI n'a réalisé des études que sur les 13, au moins les 7 pays ont refusé'', a déploré le président de la BOAD. Il a en outre plaidé pour que le mandat du FMI soit exercé de façon équitable sur tous les membres'', évoquant la nécessité dune modification de la gouvernance internationale pour qu'elle prenne en compte les préoccupations de tous les groupes de pays.

Ouestaf

Jeudi 20 Novembre 2008 - 17:44



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