Marseille, un clasico à quitte ou double

Dimanche soir, dans un Vélodrome en fusion, Julien Roma et Kyril Louis-Dreyfus ne feront plus qu'un. Le premier, membre des MTP du virage nord, délaissera pour la soirée le foyer pour toxicomanes près de la gare Saint-Charles où il oeuvre sans répit. Le second, fils de la propriétaire Margarita, ne pensera pas une seconde aux copieux examens qui l'attendent dans sa prestigieuse école privée de Zurich (Suisse). Au milieu de plus de 63 000 fadas, les deux hommes vivront l'un des Clasicos les plus enivrants de l'histoire. «L'ambiance sera bouillante. On va enfin finir par les battre», dit Roma, pur minot des quartiers marseillais. «Je vois bien Gignac en pointe jusqu'à la 60e minute, avant la rentrée de Michy», prophétise l'héritier des Louis-Dreyfus.



Pour l’OM, ce match représente d’abord une occasion sportive unique, une respiration dans l’hégémonie du Paris-SG version Qatar, un titre enfin accessible. «Franchement, je me tue à le répéter à mes amis de Marseille, si tu n’arrives pas à être champion cette saison, ce sera difficile de le redevenir», clame Rolland Courbis, entraîneur de Montpellier toujours aussi attentif aux affaires de son club de cœur. Il le répète depuis des mois et des mois, avec une constance admirable: «L’OM n’a pas de Coupe d’Europe à disputer cette saison, et il a réussi à se faire éliminer des deux Coupes nationales dès le premier tour. Bon rassurez-moi, ça, ce n’est pas encore une des nombreuses stratégies de Marcelo Bielsa? (Sourire) Il a eu l’intelligence de lâcher un peu la bride ces dernières semaines, alors que certains joueurs commençaient à se décourager, à en avoir ras-le-bol. D’un côté les mecs jouaient une fois par semaine, de l’autre, ils se bousillaient physiquement et mentalement. C’était anormal

Francefootball

Mardi 31 Mars 2015 - 09:45



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