Massacre au Burundi: l’armée parle, mais ne s’explique pas

Au Burundi la conférence de presse de l'armée burundaise était très attendue. En effet, après l'attaque la semaine passée d'un groupe rebelle en provenance de la République démocratique du Congo, dans la province de Cibitoke, dans le nord-ouest du Burundi, il y a beaucoup de spéculations autour de ce groupe rebelle.



Le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l'armée burundaise. Burunditransparence.org
Le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l'armée burundaise. Burunditransparence.org

Une semaine après l’entrée de ce groupe armé au Burundi,  on n’en sait guère plus sur ces chefs aujourd’hui qu’au premier jour de l’attaque. Le colonel Gaspard Baratuza, le porte-parole de l’armée burundaise a été formel, ce groupe qu’il qualifie à volonté de « groupe criminel armé » ou encore de « groupe de terroristes » avait pour objectif de déstabiliser le Burundi, a-t-il dit.

« Celui-ci voulait atteindre, dit-il, la forêt de la Kibira ».  Une forêt qui court du nord au sud du Burundi, sur la crête Congo-Nil, et qui a servi de base aux différents mouvements rebelles pendant la guerre civile. Pour le porte-parole militaire, l’objectif était de « recruter, asséner l’idéologie du mouvement avant de passer aux attaques d’assauts dans le pays, avant les élections prévues au mois de mai 2015 au Burundi ».

Malgré les insistances des journalistes, le porte-parole militaire burundais n’a rien voulu livrer sur ce mouvement.  « Si leurs chefs sont muets, et bien ce n’est pas à l’armée du Burundi de deviner qui ils sont », a-t-il répondu.

Puis il est revenu sur l’information la plus importante selon lui, l’ennemi a été anéanti très rapidement. Il donne un bilan de 95 assaillants tués et neuf capturés. Il a aussi balayé du revers de la main les accusations d’exécutions extrajudiciaires. « L’armée burundaise est professionnelle », a martelé son porte-parole. Quant aux assaillants qui auraient été tués notamment à la machette par les miliciens qui les accompagnaient, « c’est à l’administration et à la justice du Burundi de s’en occuper s’il y en a eu », a répondu le colonel Baratuza.


Rfi.fr

Lundi 5 Janvier 2015 - 15:55



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