Matam - Vote ethnique: L’accusation ne passe pas chez les Matamois

Les habitants de Matam ont voté, dans leur écrasante majorité, pour le candidat Macky Sall. Un vote sans considération ethnique contrairement aux accusations du pouvoir qui lui a permis de rafler la majorité des voix de la dernière née des régions du Sénégal. Du moins si on se fie aux dires des populations.



Matam - Vote ethnique: L’accusation ne passe pas chez les Matamois
Sur les trois communes que compte la nouvelle région de Matam, le candidat de la coalition « Macky 2012 » a remporté, haut la main, deux communes. Il a gagné la commune de Matam avec 33 071 voix contre 19 255 pour le candidat Wade. Et avec 19 932 contre 17 585 pour le président sortant, l’ancien Premier ministre a damé le pion à son ancien mentor à Kanel. C’est seulement dans la commune de Ranérou que le candidat des Fal2012 arrive en tête avec 4 365 suffrages contre 1 951 pour son challenger du deuxième tour.

Une victoire « ethnique », crient certains libéraux. Faux, rétorque le camp de Macky Sall. Mais il n’est pas le seul. Des simples citoyens, des libéraux parmi lesquels Mamadou Sar, un ancien compagnon de Wade, le président du Conseil régional et le maire de la commune de Matam qui a rallié Macky Sall réfutent cette thèse. « Non, il n’y a pas eu de vote ethnique. Ceux qui pensent ainsi méritent d’avoir un lavage de cerveau. Parce que ce sont des choses inadmissibles. Ce fait n’existe pas. Ce n’est pas du tout le vote ethnique qui a fait gagner Macky Sall », déclare Mamadou Mory Diaw, maire de Matam.

Président du Conseil régional de Matam et secrétaire général de la fédération urbaine de Matam, le libéral Abdoulaye Dramé nie aussi le vote ethnique. « Je ne connais pas le vote ethnique. En plus, ce serait dangereux de parler de vote ethnique », déclare ce Sarakholé.

Mody Sy, le responsable de l’Apr à Matam nie également le vote ethnique. Selon lui, les gens ont voté pour son favori par reconnaissance. « Macky Sall est un enfant du terroir né à Fatick. Il a toujours eu un regard sur Matam. Et quand il a quitté le Pds, Matam a été la première région qu’il a visitée », dit-il. Ancien compagnon de Wade des années de braise, rendu célèbre par l’affaire Me Babacar Sèye dans laquelle son nom avait été cité, l’ancien député Mody Sy qui roule maintenant pour l’ancien Premier ministre du président sortant d’ajouter : « Malgré le fait qu’il soit de Fatick, il est très attaché à la ville et les gens sont sensibles à ce fait. Nous les Hal Pular, on est très sensible à cela. C’est pourquoi les gens ont voté pour lui. Mais on ne peut pas parler d’ethnicisme, parce que Wade a plusieurs fois gagné à Matam. Mais les gens ont voté pour Macky Sall massivement à Matam comme partout ailleurs. Le président Senghor est Sérère et pourtant il a toujours gagné. Le Fouta a toujours voté pour lui à 80 %. C’est une question de fidélité d’une personne à une région donnée ». Ousmane, un « apolitique » de rappeler que Wade a gagné à Ranérou qui est la « plus Hal Pular des communes de Matam ».

Militant Pds, Moussa Fall parle, quant à lui, de vote « affectif ». Selon lui, les gens ont porté leur choix sur le maire de Fatick parce qu’il est fréquent dans la région et non à cause de ses origines. D’ailleurs, il estime que beaucoup de gens, ici, le considèrent comme un Sérère. « Les parents de Macky Sall sont certes de la région, mais il est né et a grandi à Fatick. Son père n’a pas de biens dans son village d’origine. A sa retraite, il est resté à Fatick et y a construit sa maison. Et comme l’individu est déterminé par son milieu, il est plus sérère que Hal Pular. En tout cas, je le considère comme tel », dit-il. « Il est fréquent dans la région depuis qu’il occupe des fonctions officielles et même quand il a quitté le pouvoir », renchérit Mody Sy.

Diery surnommé Diézy a aussi voté pour Macky Sall, mais sans, dit-il, faire référence à ses origines. Ce jeune Hal Pular, coiffeur de métier, rejette l’idée de vote ethnique. « J’ai voté pour Macky Sall tout juste parce que c’est lui qui s’impose actuellement », avance Diézy. Comme Diézy, cette enseignante a aussi donné son suffrage au candidat de la coalition Macky2012. « Il m’inspire confiance et il a l’air sérieux », justifie Hélène.

Dépêche - Walfadjiri



Vendredi 16 Mars 2012 - 10:58




1.Posté par lebou le 16/03/2012 12:32
C'est pour décourager et intimider les habitants de Matam à ne pas voter pour Macky SaLL. C'est une stratègie du camp de maître WADE pour semer le doute dans l'esprit des halpur. Je pense que peine perdue. Ces gens doivent savoir l'heure de changer est arrivée. Wade doit partir et partira pour aoir dire son wakh wakhète. Personne ne doit voter pour lui. Tous les marabouts sont originaires de cette région du nord ont un sens de la république et de la nation. Jamais plus personne ne doit suivre un homme, le plus âgé du Sénégal, de surcroît un franc-maçon pour l'avoir dit et assumé. Quelqu'un qui fait une différenciation entre les mmusulmans. Wade le dislocateur des familles religieuses ne mérite pas la confiance des valeurs sénégalais. Voter pour ce soi-disant ex-franc-maçon est un péché. Voter pour Macky SALL peut un acte salutaire.
Déclaration de jeunes marabouts de Touba : « Si Wade est réélu, Béthio Thioune se proclamera Serigne Touba »
Date de mise en ligne : jeudi 15 mars 2012
"Il y a des moments où se taire n’est rien d’autre que de la complicité", c’est par cette prescription religieuse que les jeunes chefs religieux Mbacké-Mbacké ont élevé la voix en réaction à l’actualité politique nationale marquée depuis peu par des consignes de vote tous azimuts. En conférence de presse, ils se disent résolus à défendre la voie tracée par Khadimou Rassoul, Cheikh Ahmadou Bamba, en s’érigeant en boucliers contre la politique « d’anti valeur » de Me Abdoulaye Wade.
« Nous ne votons pas contre Abdoulaye Wade. Nous ne votons pas pour Macky Sall. Mais nous votons pour défendre notre intérêt », précise Serigne Modou Mbacké, fils de Serigne Sidy Mbacké Abdoul Ahad qui animait la conférence de presse, en présence d’une vingtaine de jeunes marabouts Mbacké-Mbacké et des responsables politiques.
Le prétexte de la rencontre avec les journalistes est de rappeler aux Mourides, en particulier et aux Sénégalais en général que « le « ndigël » (consigne de vote) lancé par Serigne Béthio Thioune à Wade, reçu en rêve par son guide religieux, le défunt Khalife général des Mourides, Serigne Saliou Mbacké, selon ses dires, n’engage que lui et tous ceux qui sont avec lui ».
« Serigne Saliou qui ne s’était jamais intéressé aux choses d’ici-bas ne donnera pas de consigne de vote à Béthio qui refuse d’achever les travaux de la mosquée qu’il avait promise au saint homme de son vivant », rappellent-ils.
Les jeunes Mbacké-Mbacké disent par la voix de Serigne Modou Mbacké que « si Wade est réélu, celui qui a osé déclarer qu’il est dorénavant Serigne Saliou Mbacké se déclarera forcément être Serigne Touba. Quelle hérésie ! ». « Donc, mobilisons-nous pour empêcher la réélection de Wade à la tête de ce pays pour le bonheur de la mouridiya et du Sénégal », s’empresse-t-il d’ajouter.
C’est pourquoi, les jeunes marabouts Mbacké-Mbacké, très en verve, démentent catégoriquement le chef religieux des Thiantacoune qui « déclarait avoir reçu de Serigne Saliou Mbacké, un « ndigël » visant à faire réélire Wade.
Ainsi, après avoir regretté le fait qu’ « Abdoulaye Wade utilise le mouridisme à des fins personnelles », les descendants de Serigne Touba déclarent : « Tout marabout, tout chef religieux qui accepte de prendre l’argent d’Abdoulaye Wade est en train de boire le sang des Sénégalais ».
En effet, ils révèlent que depuis plusieurs jours, Mes Souleymane Ndéné Ndiaye, Madické Niang et Ousmane Ngom sont à Touba avec de l’argent pour acheter le vote de jeunes marabouts.

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