Mauritanie : le dialogue entre pouvoir et opposition sur les rails

Après quatre ans de blocage politique, le dialogue entre le pouvoir et la Coordination de l'opposition démocratique devrait débuter dès ce lundi 30 septembre. Cet été, la COD avait décidé de boycotter les élections législatives et municipales prévues le 12 octobre. Mais en août, le président s'était dit prêt à quelques concessions, dont le report -acté- des élections au 23 novembre, pour que l'opposition participe. Depuis, la COD était restée muette. Les discussions annoncées seront donc déterminantes dans sa prise de décision.



Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. REUTERS/Philippe Wojazer
Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz. REUTERS/Philippe Wojazer
Le dialogue entre le pouvoir et la Coordination de l'opposition démocratique (COD), aura donc finalement lieu. Chacun a choisi six représentants. La délégation du pouvoir, dirigée par le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Mohamed Yahia Ould Horma, comprend le président de la coalition des partis de la majorité, des députés et un avocat.
Côté COD, le président de l'UFP, Mohamed Ould Maouloud sera associé au président de la commission politique de la COD et membre du RFD Ahmed Ould Lafdal, et des personnalités de quatre autres partis.
Ce dimanche, le Premier ministre et Mohamed Ould Maouloud se sont rencontrés pour préciser les modalités du dialogue qui doit débuter lundi. « Le but est d'aboutir à des élections apaisées, inclusives et donc incontestables », explique la Primature, qui souligne que « la tenue de ce dialogue est positive pour le pays et toutes les échéances électorales à venir ».
Dans le viseur, la présidentielle de 2014, mais avant, les législatives et municipales du 23 novembre. En effet, la décision des onze partis de la COD, toujours unis jusqu'à présent, de participer ou de boycotter, dépendra de ce dialogue.
Selon Ould Maouloud, la COD devrait pousser pour un report. « Nous voulons des élections libres, transparentes et qui permettent à tous les Mauritaniens de voter » ? explique-t-il. « Actuellement, les conditions techniques et matérielles ne sont pas remplies. D'autres points, comme la neutralité de l'Etat, nous tiennent aussi à coeur », souligne-t-il.
C'est en tous cas, la première fois, en quatre ans, que COD et pouvoir s’assiéront à la même table.

Source . Rfi.fr

 

Dépéche

Lundi 30 Septembre 2013 - 11:25



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter