Me Abdoulaye Tine : «Karim Wade est victime d’une séquestration arbitraire».

Karim Wade n’est pas victime d’une détention arbitraire, mais d’une séquestration arbitraire. C’est de l’avis de Me Abdoulaye Tine. L’avocat animait une conférence à Paris, sur l’avis du Groupe de travail des Nations-Unis sur la détention arbitraire.



Me Abdoulaye Tine : «Karim Wade est victime d’une séquestration arbitraire».
Avec la non-application de l’avis du Groupe de travail des Nations-Unis qui exhortait l’Etat du Sénégal à libérer et à dédommager  Karim Wade, le maintien de ce dernier en prison va au-delà d’une détention  arbitraire. C’est de l’avis de Me Abdoulaye Tine : «Karim Wade n’est plus victime d’une détention arbitraire, mais d’une séquestration arbitraire. Le Sénégal, l’année dernière était en train de se bagarre pour passer à la note «A», mais il peut voir encore sa note se dégradée», a-t-il déclaré.
 
 
Me Tine qui animait une conférence à Paris sur l’avis du Groupe de travail de soutenir que cet entêtement des autorités sénégalaise peut valoir à l’Etat des sanctions à l’image de la Lybie : «On a vu qu’à un certain moment la Lybie s’est fait exclue du Conseil, parce qu’on ne peut pas accepter autour de la table des gens qui vont siéger, reprendre les mêmes décisions qu’ils n’ont pas jugé utile de respecter. Donc on peut aller jusqu’à l’exclusion. Mis sur un registre beaucoup plus contraignant, ça peut aller jusqu’au Comité des droit de l’homme qui n’est pas le Conseil des droits de l’homme et qui est chargé aussi de sanctionner les violations».
 
 
L’avocat d’expliquer que la dénomination «Avis» n’impacte en rien sur son importance : «Ce n’est parce qu’ils s’appellent avis qu’ils ne sont pas obligatoires. L’appellation avis répond à cette logique mi- diplomatique, parce que les Etats ont voulu qu’on l’appelle avis. Parce que si demain vous prenez une décision étatique et que le Groupe de travail prend une décision, ça dévoile tout de suite la mauvaise foi quelque part. Pour ménager la susceptibilité des uns et des autres, le prix à payer c’était de l’appeler avis.
L’avis s’impose à l’Etat dans sa portion centrale, mais il s’impose aussi à l’Etat à travers ses organes judiciaires, y compris la Cours Suprême», a-t-il conclu.
 
 

Ousmane Demba Kane

Dimanche 20 Septembre 2015 - 15:03



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