Me Alioune Badara Cissé: «Le jour où mon père m’a littéralement offert à Serigne Abdou Khadre Mbacké»

Retrouvé dans sa villa aux Hlm, entouré de ses amis, le ton badin et vanneur, Me Alioune Badara Cissé dit ABC, le médiateur de la République, ne rit pas aux éclats, mais sa bonhomie légendaire escorte son visage apaisé. Ce disciple qui vient au Magal depuis plus d’une cinquantaine d’années, évoque ses croyances. L’homme parle, pour la première fois, de son marabout Serigne Abdou Khadre Mbacké.



A l’évocation du quatiéme khalif général des Mourides, ses yeux se mouillent d’émotions, sa voix traîne des trémolos, ABC devient sérieux jusqu’au sinistre. Là, l’avocat ne plaide pas. Le médiateur de la République fait un témoignage inédit sur ses convictions mourides, Serigne Touba, l’actuel khalif Serigne Sidy Moctar. Une leçon de vie d’un homme dont l’armure se craquelle rarement. « Mon accointance avec Serigne Touba Khadimou Rassoul date de 1977. J’étais élève, lorsque des grands frères  m’ont initié au mouridisme. Eux même étant des disciples de Cheikh Abdoulaye Diéye. Très tôt,  je me suis mis  à la recherche de ce que c’était le mouridisme. Et j’ai commencé à faire des exposés, déjà en classe de première et  de terminale», raconte ABC.

 
Pour ce qui est de l’image qui reste du premier contact qu’il a eu avec Serigne Abdou Khadre, l’avocat révèle qu'il est «arrivé à Touba le 16 juillet 1977, vers 11 heures. Je ne le connaissais pas encore moins sa demeure. De la gare routière, je me suis dirigé directement chez lui, sans trop savoir qui y habitait. J’ai pris le temps d’entrer dans la mosquée, de faire ma ziarra au marabout qui était enterré, mis à part Serigne Touba et Serigne Fallou je ne connaissais rien de l’histoire de Touba…". Néanmoins, ABC estime toutefois que ces rapports avec Serigne Abdou Khadre Mbacké demeureront toujours une relation crypto personnelle qu’il n’exhibera jamais dans sa totalité. L’avocat révèle que Serigne Abdou Khadre Mbacké a prié sur sa première robe d’avocat qu’il porte toujours.


« Aujourd’hui qu’on célèbre Serigne Touba, ma mémoire va aussi à Serigne Cheikh Mokhtar, le khalife a été un père pour moi, je pense que je dois lui rendre grâce a nouveau", conclut-il dans une interview accordée à "l'Observateur". 

Dior Niang

Mercredi 2 Décembre 2015 - 11:57



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