Me Assane Dioma Ndiaye : «l’Etat viole les libertés de Khalifa Sall»

Khalifa Sall n’a pas sa place en prison, d’autant plus qu’il a été élu député après la proclamation officielle des résultats par le Conseil Constitutionnel. C’est ce que fait Me Assane Dioma Ndiaye, le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH) qui réclame sa libération sans délais.



Me Assane Dioma Ndiaye : «l’Etat viole les libertés de Khalifa Sall»

L’Etat du Sénégal viole, de façon répétitive les droits de Khalifa Sall. C’est ce qu’a déclaré le président de la LSDH, Me Assane Dioma Ndiaye qui s’est exprimé par le biais d’un communiqué parvenu à PressAfrik.
 

«La Ligue Sénégalaise des droits de l’homme regrette les violations répétées des droits de Monsieur Khalifa Sall actuellement détenu à la Maison d’arrêt et de correction de Dakar depuis sa mise sous mandat de dépôt : Privation du droit de faire campagne, privation du droit de vote, restrictions des droits à la visite et obstructions à des détenteurs de permis régulièrement délivrés par le juge d’instruction en charge du dossier», peut-on lire dans le communiqué.
 

Selon lui, le maire de Dakar n’étant pas encore condamné, bénéficie toujours d’une présomption d’innocence, d’autant plus qu’il a été élu député à l’issue des élections législatives du 30 juillet dernier.
  «La Ligue Sénégalaise des droits humains rappelle enfin à qui de droit dans une optique d’alerte que conformément à la Constitution, la Souveraineté Nationale appartient au peuple qui l’exerce par le biais du suffrage direct ou indirect et que toutes les personnes investies d’un mandat issu du suffrage Universel doivent être mises dans les conditions d’exercer pleinement leurs prérogatives sauf déchéance Légale», martèle-t-il.
 
Me Ndiaye d’ajouter : «Sous ce rapport de simples indices ou présomptions graves et concordantes bases de l’inculpation de Monsieur Khalifa Ababacar Sall en l’absence d’une culpabilité avérée et reconnue ne sauraient anéantir un mandat représentatif librement consenti par les citoyens dans le cadre d’élections républicaines».

 

L’avocat se dit d’autant plus convaincu que l’édile de la capitale sénégalaise doit être libéré que «les dispositions de l’article 61 de la constitution s’appliquent immédiatement aux poursuites en cours ». Ce qui le conduit à exiger «une levée d’office du Mandat de dépôt concernant le député Khalifa Ababacar Sall».


Ousmane Demba Kane

Vendredi 18 Août 2017 - 19:30



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