Me Seydou Diagne: «Si Macky Sall dit qu’il est éloigné de l’affaire Karim… »



L’avocat de Wade-fils dans le procès pour enrichissement illicite, n’y va pas par quatre chemins. Si le président Sall dit qu’il est éloigné de cette affaire Karim, il va tout simplement "le démentir". Car martèle Me Seydou Diagne : « Quoi qu’on puisse dire, on est quand même dans une République  et tout le monde connait les règles, chaque fois que nous avons déposé une demande de liberté provisoire à la CREI (Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite), la justice est faite de telle sorte que les juges avant de prendre leur décision, demandent l’avis du parquet spécial. Et toutes les demandes que nous avons eues à porter, les juges ont donné et ont transmis le dossier pour que le parquet spécial donne son avis.


Et chaque fois, le parquet prend l’avis du ministre de la Justice qui lui-même, en réfère au président de la République. Et la même réponse du parquet…c’est non ». Le membre du collectif de défense de Karim et ses présumés complices ne s’arrête pas là. Selon lui, c’est à travers ce processus que le parquet spécial s’oppose «ainsi à la liberté provisoire de M. Karim Wade. Donc, charge-t-il : «Le président de la République via le ministre de la Justice qui est lui-même la tutelle du parquet spécial qui dépend de l’exécutif, je pense qu’en principe, le président de la République ne peut pas nous dire ou faire croire qu’il n’a rien à voir dans la détention de M. Karim Wade ». Les avocats de Wade-fils et de tous les prévenus dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis, étaient en conférence de presse ce lundi 2 février pour dénoncer ce qu'ils appellent "une parodie de justice" à laquelle ils n'entendent plus participer. 


Mieux,"la deuxième chose qui montre l’implication du chef de l’Etat dans ce procès", selon toujours Me Seydou Diagne: "C’est qu’en pleine audience, il y a de cela deux (2) mois, on l’a vu changer un des acteurs du procès, à 11 heures, le Procureur spécial était en train d’interroger un témoin important de l’accusation et à 14h30, le président lui-même signe un décret pour le changer".  Et "une disposition de la loi sur la CREI dit qu'après la décision, il est immédiatement soumis par le Procureur spécial à M. le Président de la République. C'est la seule disposition au Sénégal dans le code pénal et dans notre arsenal législatif où on met le titre du président de la République sur une procédure", enfonce l'avocat de la défense. 


Mardi 3 Février 2015 - 00:09




1.Posté par mayday le 02/02/2015 23:34
nier l'evidence n'a jamais constitue un bon moyen de defense. Voici un president qui ne sait pas decider. Devons nous admettre le temoignage de sa femme comme la triste realite?

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