Me Sidiki Kaba se prononce sur le rejet de la demande de liberté provisoire de Karim

Me Sidiki Kaba est en visite dans la région de Tambacounda et de Kédougou, pour traduire en acte la volonté du Président Macky Sall de porté assistance aux populations partout où elles se trouvent. Le ministre de la justice s’est prononcé sur le déficit de magistrats à Tambacounda, la libération de Karim Wade, le surpeuplement dans les prisons, entre autres sujets.



« Des la semaine prochaine, trois juges seront à Tambacounda et au total, 6 d’entre eux vont s’occuper de la question des audiences foraines à Tambacounda… ». Le ministre de la justice a rassuré que des magistrats sont déjà affectés et seront sur place avant janvier. Il ajoute que : « dans les priorités que nous avons dégagée, Kédougou aura un tribunal départemental. Nous allons procéder dans la deuxième moitié de cette année, à la pose de la première pierre pour la construction du tribunal départemental. Tambacounda aura une Cour d’appel… ».

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Parlant de surpeuplement des prisons, le ministre Sidiki Kaba reconnait, « généralement, nous avons des prisons qui sont surpeuplées. Vous avez vu celle de Reubeuss, de Koutal etc. fort heureusement celle de Kédougou, pour 90 places, on a à peu près 50 à 60 places. Donc par moments, on amène certains détenus à Kédougou pour désengorger Tambacounda et d’autres régions… ».

Me Kaba s’est prononcé également sur la libération de Karim Wade. «Je n’ai pas les pouvoir de libérer qui que ce soit. Au Sénégal, il y’a trois pouvoirs. L’Exécutif ou le gouvernement, auquel j’appartiens. Il y’a le législatif qui vote les lois. Quand il y a un procès en cours, il y en a se permettent de tout dire. Il n’appartient pas au ministre de la Justice, qui n’est pas juge, de prendre une décision à la place des juges... », dit-il avant de poursuivre.
 
« J’entends dire pare par des organisations de défense des droits de l’Homme qu’il n’y a rien dans ce dossier et qu’il faut libérer Karim, c’est parce qu’elles ont le secret des dossiers ». Le ministre a rappelé ce que sont les principes de  fonctionnement de la défense des Droits de l’Homme. « Une organisation de défense des Droits de l’Homme est un contre pouvoir. Mais ce n’est pas une organisation qui est contre le pouvoir, sinon, on verse dans l’action politique. Toute personne sage et raisonnée, qui regarde le fonctionnement de la justice, ne peut pas dire que le dossier est vide. Mettre ces dossiers sur la place publique, à mon avis, c’est une gifle contre la justice sénégalaise. Cela doit cesser », dans « L’Observateur ».
 


Mardi 30 Décembre 2014 - 14:20



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