Me Thiam, avocat de Boughaleb : «Les conclusions du Doyen des juges sont erronées»

Me Moussa Bocar Thiam a réagi, hier, lors d’une conférence de presse au désaveu du Procureur de la République par le Parquet général. Car selon lui, «l’enquête a été bâclée. Dans cette affaire, il y a beaucoup de zones d’ombres».



Me Thiam est d’avis que des anomalies subsistent dans l’enquête sur la mort de Bassirou Faye. Et parmi celles-ci, relève-t-il, le fait  que, des cinq policiers présents au pavillon E où, selon les témoins se trouvait le tireur, seuls les deux qui étaient mis en cause ont été interrogés, ignorant les trois autres. Ces faits prouvent «la légèreté avec laquelle cette enquête a été menée et implique que les conclusions du Doyen des juges, reprises in extenso par le Procureur général sont erronées et ne résistent pas à l’analyse» soutient l’avocat.
 
Un autre fait qu’il soulève est l’omission  d’entendre les témoignages des policiers qui ont apporté les preuves matériels de l’absence de Boughaleb des lieux du crime : «le lieutenant Pape Sarr Guèye, chef de Boughaleb qui a déclaré avoir donné l’ordre au policier de se retirer du théâtre des opérations, suite à ses blessures, le témoin Abdou Diaw, qui a confirmé que Boughaleb a été évacué à Midi à l’Ecole nationale de police (Enp), l’infirmier de l’Enp, Mamadou Ndiaye qui a dit avoir admis Boughaleb dans ledit établissement,  l’infirmier du Camp Abdou Diassé et son adjoint selon qui Boughaleb a été admis dans leur poste entre 13 h et 15 h et qu’il a quitté les lieux vers 16h».
Ces faits prouvent selon l’avocat que son client a été accusé à tort.

Ousmane Demba Kane

Vendredi 16 Octobre 2015 - 09:07



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