Médiation pour les retrouvailles de la famille libérale : Serigne Mbacké Ndiaye voit le bout du tunnel

Il n’en démord pas. Malgré les attaques de Wade et Idrissa Seck face au Président Sall qui durcit le ton, l’arrestation de Samuel Sarr pour offense au Chef de l’Etat, le procès de Karim Wade, la mise en demeure d'Abdoulaye Baldé, l’ancien porte-parole du président sortant ne désespère pas. Il est en pleine médiation pour les retrouvailles de la famille libérale. « Sous peu vous en saurez quelque chose », sert Serigne Mbacké Ndiaye à Pressafrik.com.



Vous venez d’assister à la sixième audience du procès de Karim Wade, vos impressions ?
 
De très très bonnes impressions. Vous avez vu que les avocats de la défense ont véritablement démonté et c’est le lieu de le dire, les accusations. Vous avez vu que cette procédure jusqu’au moment où nous parlons est entachée d’irrégularités. Tout est nul et de nullité absolue. Ils l’ont démontré à suffisance et je pense que c’est ça qu’il fallait faire. Et vous savez Karim Wade aurait dû dès le départ, dire aux gens entrons dans le fonds du dossier parce qu’en entrant dans le fonds du dossier, on va démontrer qu’il est effectivement innocent et que la procédure soit assumée jusqu’au.  Et il a tenu à ce que tous ses droits soient respectés, que la procédure soit suivie jusqu’au bout. J’ai vu la dernière fois quand Me Ciré Clédor LY disait que Karim nous a demandé de ne pas le trahir, il parlait effectivement de ça. Il voulait que tous ses droits soient respectés et je pense qu’aujourd’hui la plaidoirie de la défense a montré que véritablement il a raison.

 
La dernière actualité aussi, c’est l’arrestation de Samuel Sarr pour offense au chef de l’Etat, quelle est votre lecture de l’événement ?
 
Bon, il est poursuivi sur la base de l’article 80 du code pénal, un article fourre-tout, on met tout. Je ne reviens pas sur le fonds de l’affaire mais je dois dire deux (2) choses, la première, c’est que je pense que tous nous avons l’obligation d’avoir un comportement honorable, correcte vis-à-vis de la République que nous avons servi et que nous servons encore. Deuxièmement, il appartient également au Président de la République de faire preuve de sérénité, de calme dans des situations de cette nature. On ne peut pas être à chaque fois qu’il y a un semblant d’infraction, on envoie les gens en prison. Je pense que cela ne soit pas une bonne méthode. L’essentiel, c’est de discuter avec les gens, qu’il y ait la sérénité dans le pays. L’un dans l’autre, si quelqu’un fait des déclarations, je suppose qu’il a la preuve de ce qu’il avance. Donc, Samuel a dû dire que Macky Sall s’est enrichi à hauteur de tant (7 milliards) en parlant d’un compte. Il suffit tout simplement de dire que ce n’est pas vrai. Si ce contenu n’existe pas, il appartiendrait à la banque justement d’actionner la justice. Je pense que véritablement, on n’a pas besoin de ça. Il faut savoir raison garder, il faut qu’on revienne à la sérénité. Sinon, nous risquons de connaître le sort que d’autres pays ont connu, nous ne sommes pas meilleurs ou pires que les autres. Il faut que les gens fassent très attention.

 
En tant qu’ancien dignitaire libéral, par ces temps qui courent, est-ce que vous dormez sur vos lauriers ?

 
Mais absolument. Ah oui, je dors vraiment. Pourquoi, je ne devrai pas dormir. Je ne vois pas la raison Je n’ai rien fait de délictuel à ma connaissance. Donc, vraiment je dors bien,…


Dernièrement votre combat, c’était la médiation pour les retrouvailles de la famille libérale, les derniers actes politiques posés par les différents camps ne torpillent pas vos tentatives ?
Pas du tout. J’y suis encore. Je suis sûr d’arriver à une bonne solution.
Sur quelle base le dites-vous ?
Il coupe. Mais ça je ne vais pas vous le dire, vous verrez par vous-mêmes. 


Jeudi 21 Août 2014 - 00:00



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