Mercredi de grève: hors de lui, le CUSEMS menace

L'Autorité ne pourra pas dire qu'il n'a pas été prévenu. Après une lettre d'alerte adressée au Premier ministre, Mahammad Dionne et une rencontre avec le ministre de l'Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, Abdoulaye Ndoye et Cie parlent de manque de volonté dilatoire du gouvernement. Ce qui explique ce mercredi de grève.



Le Secrétaire général du CUSEMS est dans tous ses états. Abdoulaye Ndoye de dire que le Cusems a déposé un préavis de grève depuis le 12 novembre 2014, préavis qui a pris fin ce 12 décembre. « Nous avons respecté toute la procédure parce que nous sommes des Républicains. Auparavant, le CUSEMS qui a une démarche d’alerte, anticipatoire, a adressé une lettre d’alerte au Premier ministre. Dans cette lettre, toutes les questions susceptibles de créer les perturbations dans le système éducatif ont été listées. Donc, nous avons attendu un mois, nous avons également suite à ce dépôt de préavis de grève,  le ministre de l’Education nationale nous a reçu en présence des partenaires. Au sortir de cette audience, le constat est que les réponses du ministre de l’Education nationale ont été générales et évaluées. A savoir que la question des indemnités ne relève pas de son département, il faut s’adresser au ministère de l’Enseignement Supérieur ».
 
 
Dès lors, «le CUSEMS a rétorqué que dans le cadre d’une solidarité gouvernementale d’une même équipe, je crois qu’on doit régler les questions de manière globale. Il n’y a eu aucune avancée significative ». Et forts de cela, Abdoulaye Ndoye et Cie qui « constatent le manque de volonté dilatoire du gouvernement, les manœuvres sourdines », a décidé de «débrayer à partir du mardi à 10 heures pour échanger avec les collègues sur la plateforme revendicative, faire le compte-rendu mais également évaluer l’état d’exécution du protocole d’accord qui a été signé en 2014 et le mercredi 17 décembre , nous allons observer une grève totale ».


Mercredi 17 Décembre 2014 - 10:15



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