Meurtre d'un colon juif en Cisjordanie: la tension monte d'un cran

Situation tendue dans le nord de la Cisjordanie après la mort d’un colon israélien mardi 30 avril. Il a été tué par un Palestinien alors qu’il attendait le bus. L’agresseur a été arrêté mais on ne connaît pas encore les raisons de son geste. L’armée israélienne est en état d’alerte. Plusieurs dizaines de colons israéliens sont descendus dans les rues pour réclamer vengeance. Au moins six d’entre eux ont été arrêtés.



Un colon juif face aux soldats israéliens en marge d'une manifestation sur les lieux de l'agression. Près de Naplouse, le 30 avril 2013. REUTERS/Ronen Zvulun
Un colon juif face aux soldats israéliens en marge d'une manifestation sur les lieux de l'agression. Près de Naplouse, le 30 avril 2013. REUTERS/Ronen Zvulun

Tout de suite après l’agression, des émeutes ont éclaté près de la colonie israélienne d’Itzar près de Naplouse. Des dizaines d’Israéliens se sont dirigés vers les villages palestiniens environnants.

Ils ont mis le feu à des champs d’oliviers, cassé les vitres d’une mosquée et attaqué un bus scolaire palestinien à coups de pierre. Le chauffeur, blessé, a été transporté à l’hôpital. La situation reste tendue. Une centaine de colons ont manifesté pour réclamer plus de moyens de sécurité.Par ailleurs, les autorités israéliennes étudient avec précaution une revendication suite à l’agression mortelle. Cette revendication a été postée par les Brigades des martyrs d'al-Aqsa, la branche armée du Fatah, le parti au pouvoir en Cisjordanie.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme qui a poignardé à mort un colon israélien serait un Palestinien âgé d’une vingtaine d’années, sorti de prison récemment après quatre ans passés derrière les barreaux pour jets de pierre.

La montée des tensions en Cisjordanie survient alors qu'Israël s'est déclaré favorable au nouveau principe avancé par les pays arabes pour une éventuelle relance du processus de paix au Proche-Orient.

Le Premier ministre du Qatar a évoqué un échange de territoires entre Israël et les Palestiniens. Cette option remplacerait le retour strict aux frontières de 1967, que la Ligue arabe réclamait jusqu'ici. C'est un « très grand pas en avant », estime le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Source : Rfi.fr


Dépéche

Mercredi 1 Mai 2013 - 15:19



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