Mines d’uranium: accord entre le Niger et Areva

Le groupe nucléaire français Areva, troisième producteur mondial d'uranium en 2013, vient de signer avec les autorités nigériennes un nouvel accord sur les conditions d’exploitation de gisement d’uranium dans le nord du pays. Ce contrat est l’aboutissement de plusieurs mois de négociations.



Le site d'exploitation d'uranium de Tamgak à Arlit (Niger), exploité par Areva, en septembre 2013. Reuters/Joe Penney
Le site d'exploitation d'uranium de Tamgak à Arlit (Niger), exploité par Areva, en septembre 2013. Reuters/Joe Penney

Après plusieurs mois d’intenses négociations, l’accord de partenariat stratégique entre l’Etat du Niger et Areva vient d’être signé ce lundi en début d’après-midi. La cérémonie a eu lieu dans les locaux du ministère des Mines, entre le ministre Omar Hamidou Tchiana et Luc Oursel, le président du directoire d’Areva. C’est une ambiance de fête qui régnait alors dans la salle de ce ministère.

L’accord inclut le renouvellement des conventions minières des sociétés Somaïr et la Cominak dans le cadre de la loi minière de 2006. Une loi très contestée par le passé par Areva. Le même accord soumet les deux sociétés d’Areva au mécanisme de neutralité de la TVA. Dans l’accord, il est également dit que le Niger et Areva proposeront au conseil d’administration des deux sociétés minières des directeurs généraux de nationalité nigérienne en 2014 et 2016.

Concernant la mise en exploitation du gisement d’Imouraren, 5 000 tonnes par an, les deux parties conviennent que son exploitation dépendra de l’amélioration des conditions du marché international.

Enfin, sur le plan social, le groupe Areva est revenu sur ses positions. Il va également apporter un soutien financier à des projets d’aménagement de développement dans la région nord du Niger qui abrite les mines d’uranium. La route Tahoua, Arlit, Agadez sera construite avec des fonds d’Areva s’élevant à 90 millions d’euros, et 17 millions d’euros seront versés par le groupe nucléaire à travers des projets de développement dans le nord du Niger.

C’est  aussi une très belle victoire pour les deux parties et surtout pour l’Etat du Niger. Ce pays riche en uranium et en minerais n’attend que les partenaires pour l’investissement.

A Niamey, Luc Oursel, président du directoire d’Areva s’est félicité de cet accord.

 

C’est un bon accord qui a été trouvé et la méthode qui est proposée, en particulier pour travailler dans le gisement d’Imouraren, c’est une méthode de partenariat, de dialogue et de compréhension partagée de la situation.
Luc OurselPrésident du directoire d’Areva.

Source : Rfi.fr

 



Mardi 27 Mai 2014 - 00:16



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