Mobilité des personnes dans l'espace CEDEAO: la féminisation de la migration en question

« Quelle approche pour une meilleure prise en compte du genre dans les politiques et programmes migratoires en Afrique de l’Ouest ? », c'était le thème d'un atelier sous régional organisé les 12 et 13 septembre 2012 à Dakar. Un atelier de validation à mi-parcours de la recherche sur cette question. Une initiative de l'Association africaine pour la recherche et le développement soutenue par la CEDEAO, la coopération espagnole et qui a enregistré l'engagement du gouvernement sénégalais.



Mobilité des personnes dans l'espace CEDEAO: la féminisation de la migration en question
Le représentant du ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l'extérieur qui a présidé la rencontre est revenu sur l’importance de cette migration du point de vue économique, « cette migration a eu un effet bénéfique sur le développement économique et social du Sénégal. En effet, profondément attachés à leurs pays d’origine, nos compatriotes expatriés jouent un rôle fondamental dans notre pays à travers les envois de fonds (643 milliards en 2011) et la contribution dans la réalisation d’infrastructure économique et sociale comme des hôpitaux des centres de santé, des écoles comme l’a dit Monsieur le Premier Ministre, Monsieur Abdoul MBAYE dans sa déclaration de politique générale du 10 septembre 2012 ».

Considérant qu’aujourd’hui « la féminisation de la migration consécutive au regroupement familial et à l’émancipation de la femme est une réalité incontournable », le représentant du ministre par ailleurs administrateur du Fonds d’appui à l’investissement des sénégalais explique que « l’Etat du Sénégal a mis en place un dispositif d’accompagnement des femmes migrantes de dispositif interne : Fonds de l’Entreprenariat féminin, Fonds National de Crédit Femme, dispositif externe avec les partenaires des pays d’accueil l’appui des programmes de certains pays comme la France et l’Italie ».


Mobilité des personnes dans l'espace CEDEAO: la féminisation de la migration en question
La Secrétaire Exécutive de l’association des femmes africaines pour la recherche a souligné que « pendant longtemps, la migration a été pensée au masculin. La recherche sur le phénomène migratoire n’a intégré les femmes dans l’analyse, que très tardivement, comme le montré la recherche documentaire sur la question. Pendant longtemps, les hommes étaient perçus comme les seuls acteurs de la migration, sur qui reposent les responsabilités familiales, alors que les femmes sont présentées comme de simples accompagnatrices ». «
Ainsi à travers ces études et recherches, Mme Odile Ndoumbé Faye et les autres membres de l’Association pensent « par ces actions, contribuer à apporter un éclairage propre à aider les associations à avoir des informations claires susceptibles de leur permettre d’apporter une aide plus efficace aux femmes concernées et de mener une action de plaidoyer auprès des Décideurs Politiques pour faire respecter les droits humains ».

« Cette étude n’aurait été possible sans l’aide précieuse de nos partenaires technique et financier qui nous ont accompagnés tout le long du processus. Je voudrais ici citer la représentation de la CEDEAO, la coopération espagnole, l’ONU Femmes », dira dans son discours Mme Agnès Ildjima Lokiam de l’Association des femmes africaines pour la recherche/Sénégal.



Vendredi 14 Septembre 2012 - 18:31



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