Modou Diagne Fada au président Sall: "lorsqu'une équipe ne gagne pas, il faut la changer"

Après quinze mois de règne du nouveau régime en place, le constat est là, « cela n’avance pas, le pays comme entenaillé, est pris dans un tourbillon de forces centrifuges et est piégé » au point même que « le président de la République se rend compte que son équipe ne gagne pas », selon le responsable libéral Modou Diagne Fada qui ne voit aucune « rupture » à l’horizon malgré « toutes » les belles « promesses faites lors de la campagne des élections présidentielles 2012 ».



Modou Diagne Fada au président Sall: "lorsqu'une équipe ne gagne pas, il faut la changer"

« Le pays n’a pas encore changé, le pays ne s’est pas encore redressé comme on nous l’avait promis pendant la campagne des élections présidentielles 2012. Je crois que toutes les promesses faites lors de cette campagne ne sont pas encore tenues. Donc le pays est piégé, le pays ne bouge pas. C’est comme si, le pays était pris dans un tourbillon de forces centrifuges. Cela n’avance pas, tout est bloqué. On considère que l’actuel président de la République ou l’actuel régime a intérêt à chercher le déclic. C’est comme si, le pays était entenaillé », précise le membre du comité directeur du Parti Démocratique Sénégalais qui laisse entendre que le président Sall n’est pas lui-même satisfait de ses ministres.

« Lorsqu’une équipe ne gagne pas, il faut la changer », lâche le député qui ne voit aucune rupture au niveau même de l’Assemblée Nationale avec l’absentéisme et la majorité mécanique qui y sont toujours de mise.

Et ce malgré le bon profil du président Moustapha Niasse selon Modou Diagne Fada qui précise qu’il ne peut pas y avoir de dualité entre le premier ministre et le président Sall comme c’était le cas entre l’ancien président Wade et Idrissa Seck.

Dans la mesure où "Abdoul Mbaye à qui, il ne connait aucune ambition politique démissionnera de lui-même ou le président Sall se séparera de lui, lorsque les deux hommes se rendront compte que la séparation est inéluctable », dit l’ancien ministre de la santé qui n’exclut pas les retrouvailles de la famille libérale mais qui nie toutefois tout contact avec le leader du Rewmi, Idrissa Seck, à l’émission « Grand Jury » de la RFM.


Dimanche 7 Juillet 2013 - 14:04



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