Mohamed Lamine SY: «Mon fils est entre la vie et la mort au Sénégal»



Mohamed Lamine SY: «Mon fils est entre la vie et la mort au Sénégal»
«Le petit, il n'a plus de force, il ne parle plus, il ne se lève plus. Il a un cancer du cavum, il faut agir vite !», s'exclame Mohamed Lamine SY. Cet Auscitain lance un appel à l'aide : «Aidez-moi à rapatrier Ousseynou, mon fils de 11 ans malade au Sénégal, qui ne peut être soigné qu'en France. Il est entre la vie et la mort».
 
Reste que la course contre la montre est aussi une course d'obstacle. En effet, reprend le papa, «on a fait toutes les démarches et ce ne sera pas facile. Un médecin de l'hôpital de Toulouse a accepté de le prendre en charge. Mais il faut que je paye à l'hôpital le devis du coût total des soins qu'ils vont apporter à mon fils. Et, seulement après le paiement de ce devis, mon fils obtiendra son visa…» La somme à payer devrait être communiquée dans les jours prochains par l'hôpital, «mais c'est sûr que ce sera énorme… en tout cas beaucoup trop pour ma femme et moi», regrette l'Auscitain.
 
«Il y a urgence !»
 
Pour rapatrier cet enfant qui vit habituellement avec sa grand-mère au Sénégal, la famille du petit Ousseynou lance donc un appel aux dons sur le site de collecte en ligne Cotizup (1).
 
«Que les choses soient claires, reprend le papa, je veux seulement que mon fils vienne en France pour se soigner. Je suis en France depuis 2010 et je n'ai jamais voulu le faire venir ici, parce que tout se passe bien pour lui au Sénégal, c'est un très bon élève. Une fois soigné, il repartira au Sénégal. Mais il doit absolument se faire soigner !» Cela dit, admet cet Auscitain qui a une carte de résident de 10 ans dans l'Hexagone, «je comprends que certaines précautions soient prises avec les visas. Parce que certains ont fait des magouilles. La France veut des preuves. Mais, maintenant, il y a urgence !»
 
Le père de de famille et sa femme Sylvie témoignent : «On a tapé à toutes les portes. L'urgence immédiate, c'est Ousseynou. Mais quand il sera soigné et guéri, on veut venir en aide à tous les enfants qui sont dans cette situation. C'est inacceptable de laisser des enfants mourir pour des questions de visa, pour des problèmes administratifs et d'argent…».

ladepeche.fr

Mardi 7 Juin 2016 - 11:54



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