Mort Bassirou Faye-Le troublant témoignage de Modou Diouf : «Les policiers étaient en face de nous mais je suis incapable de dire si l'un d'eux a tiré »

Du nouveau dans les malheureux événements qui ont mené à la mort de Bassirou Faye qui selon Sette Diagne, son compagnon de chambre, a été tué par les forces de l’ordre et qu’il a même identifié le « meurtrier ». Mais un autre témoignage vient plomber l’enquête. Devant les enquêteurs de la Division des Investigations Criminelles (DIC), Modou Diouf est beaucoup moins catégorique. « La seule certitude », dit-il, « est que les policiers se trouvaient en face de nous » mais, « je suis incapable de dire si Bass a été abattu par l’un d’eux ».



Modou Diouf a fait face aux enquêteurs de la DIC hier. L’étudiant qui selon ses dires, était aux côtés de Bassirou Faye lorsque ce dernier s’écroulait jeudi dernier lors des affrontements entre forces de l’ordre et policiers. 
 
Sa seule certitude, est que les policiers se trouvaient en face d’eux lors des malheureux événements mais pour ce qui est savoir si l’un d’eux a tiré ou pas, il est incapable de l’affirmer. Une déposition qui vient après celle de Sette Diagne, camarade de chambre du défunt étudiant. Sette Diagne qui se serait même dédit face aux limiers. Selon « Libération », il a dit qu’il « croyait » avoir vu un policier dégainer et ouvrir le feu. 
 
Aux premières heures de la mort de Bassirou Faye, ce dernier avait été formel. Il a dit avoir identifié le « meurtrier ». Dans tous les cas, l’enquête progresse au moment où les experts balistiques belges et français sont attendus ce mardi sous nos cieux pour permettre de savoir si l’arme est de la police ou non. 
 


Mardi 19 Août 2014 - 10:48




1.Posté par simplemind le 19/08/2014 11:51
ca commence à amnoeuvrer...beurk !

2.Posté par Verite ignoree le 19/08/2014 13:58
Lundi 2 Juin 2014
Source : http://www.veritedujour.com
Cheikhou Oumar SOW

La volonté du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Mary Teuw Niane, d’engager des ruptures radicales pour la réforme du Supérieur, fait grincer des dents. Le paiement des bourses, question très sensible, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. D’un budget de 40 milliards en 2012, les allocations boursières ont été limitées à 28 milliards F Cfa par les nouvelles autorités. De quoi susciter le courroux des étudiants. Même si par ailleurs, prés de 4000 boursiers fictifs ont été découverts.

Attaqué de toutes parts: Mary Teuw Niane face à un cocktail explosif

L’enseignement supérieur est un secteur à problèmes. Le Pr Mary Teuw Niane, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, fait l’objet de toutes les critiques sur ses méthodes de gouvernance d’un secteur allergique aux réformes. Les négociations ont tout aussi été houleuses quand il s’est agi de l’application de certaines mesures issues des Concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur (Cnaes). En cette période, le Constitutionnaliste Ismaila Madior Fall, professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) devenu ministre conseiller juridique du président de la République, déplorait la façon dont les réformes se sont imposées aux étudiants. De l’avis de cet universitaire, il fallait donner aux étudiants le temps de bien apprécier les réformes pour se préparer en conséquence. Se faisant ainsi l’écho des préoccupations d’une frange d’étudiants qui demandaient un délai d’un an supplémentaire avant d’appliquer les conclusions des réformes prônées au sortir des concertations nationales.

Le Sociologue Malick Ndiaye, ministre-conseiller du chef de l’Etat, semble tirer dans le même sens, en allant jusqu’à réclamer la tête du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. « La mesure d'apaisement élémentaire serait que le ministre de l'Enseignement qui a fait échec, rende son tablier de lui-même ou qu'il y soit forcé (…) Mary Teuw Niane a mal géré la situation à l'Université. Et quand on est incompétent et qu’à chaque fois on utilise les mesures autoritaires, en poussant le gouvernement ou le président de la République à utiliser des mesures administratives, policières, la voie de la sortie est toute indiquée », a fait savoir le Pr Malick Ndiaye.

Selon le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes), « la violence d’où qu’elle vienne, ne saurait sous aucun prétexte, se justifier dans l’espace universitaire. La situation était déjà très tendue à cause d’un grand retard lié au paiement des bourses. » S’y ajoute, selon le Saes, « le problème du master pour tous réclamé par une partie des étudiants et une présence policière dans l’espace universitaire depuis le jeudi 21 novembre 2013, en violation flagrante de la loi 94-79 relative aux franchises universitaires. » Le Saes a donc recommandé le dialogue face à des étudiants qui demandent « le master pour tous », tout en précisant, sur le plan sécuritaire, que « le Saes n’est pas contre l’intervention de la police mais cela ne doit se faire que dans les conditions définies par la loi 94-79. »

De source bien informée, la vérité sur les bourses des étudiants sénégalais, c’est qu’en 2012, l'enveloppe prévue pour les bourses était de 21 milliards. Une rallonge de 19 milliards F Cfa a été, par la suite, accordée parce que le montant initial était insuffisant. Ce qui fait un total de 40 milliards F Cfa. Cette année, le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a une enveloppe de 28 milliards et quoiqu'il advienne, la consigne est de ne pas dépasser ce montant qui est, visiblement, insuffisant. Pour résoudre cette équation, les autorités, sous couvert des réformes de la Cnaes et d'un plan stratégique, ont décidé de changer les règles du jeu en intégrant de nouveaux critères dans l'attribution des bourses. Ces critères ne sont pas connus des étudiants qui sont actuellement dans le circuit. « De nombreux étudiants pensent qu'il y a un retard concernant leurs bourses mais, en réalité, ils ne la percevront jamais parce que désormais inéligibles au vu des nouveaux critères », selon cette source.

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