Mort de Mandela: Georges Bizos évoque les derniers moments passés avec son meilleur ami

Les Sud-Africains continent à se rendre en nombre au palais présidentiel à Pretoria pour se recueillir devant le cercueil de Nelson Mandela. Ce vendredi 13 décembre, c’est la dernière journée d'exposition de la dépouille de l'ancien président, sous une arche en bois en haut de l’amphithéâtre extérieur du palais. L’organisation est parfois chaotique. Georges Bizos lui-même n’a pas pu franchir les barrages. L’ancien avocat de Mandela lui a souvent rendu visite à Robben Island. L’amitié entre les deux hommes remonte au début des années 1950.



George Bizos n’a pas pu se recueillir devant la dépouille mortelle de Nelson Mandela. La faute à une organisation parfois chaotique. REUTERS/SABC
George Bizos n’a pas pu se recueillir devant la dépouille mortelle de Nelson Mandela. La faute à une organisation parfois chaotique. REUTERS/SABC

George Bizos n’a pas pu se recueillir devant la dépouille mortelle de son meilleur ami, mais finalement, c’est peut-être mieux ainsi, explique l’avocat.
 

« C’était si mal organisé ! Il y avait des barrages policiers les uns après les autres. J’avais toutes les accréditations, mais un policier m’a dit "non c’est la mauvaise entrée, rendez-vous à l’autre entrée", mais une fois là-bas, on me disait la même chose. Mais en fait, je ne suis pas sûr que je voulais vraiment voir un corps gelé. »

 

Georges Bizos, la voix chevrotante, se souvient de sa dernière rencontre avec Mandela, un déjeuner en compagnie de Graça Machel et un Mandela en forme, quelques jours avant sa dernière hospitalisation au mois de juin. Lors de ce déjeuner, l’avocat avait oublié sa veste dans sa voiture. Au moment de prendre congé, Mandela lui avait dit un rien moqueur : « Georges, la prochaine fois tu n’oublieras pas ta veste ! »
 

« C’était à une époque où il pouvait suivre les conversations et il était conscient de son environnement. Ensuite, les médias n’ont eu de cesse de dire qu’il était dans un état sérieux mais stable. C’était le slogan officiel, mais je savais de Graça Machel qu’il ne servait à rien d’aller le voir à l’hôpital, donc j’ai préféré vivre avec dans la tête cette image positive de lui. »

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Vendredi 13 Décembre 2013 - 11:45



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