Mort du soldat Birane Wane à Kidal: les confessions d'une veuve



Le 07 octobre dernier, l’adjudant-chef Birane Wane a été tué à Kidal dans le nord Mali. Laissant ainsi dernière lui, une famille meurtrie. Sa veuve revient sur les derniers instants du soldat Sénégalais. Ce fameux jour, dit Khady Aw, «il a appelé comme d’habitude  pour prendre les nouvelles de la famille et des enfants.  Il m’a appelé à 07 heures du matin. Au cours de la discution, il a voulu  me dire quelque chose de très important. Mais, je lui ai répondu que ce n’était pas le moment. J’étais avec les enfants que je devais préparer pour l’école. Et qu’il fallait attendre le soir pour qu’on puisse parler tranquillement ». Un appel qui Khady attendra en vain à la Sicap Liberté 4. « Il m’avait  acheté une puce du Mali. Je me suis dit que s’il ne rappelait pas, j’allais acheter du crédit pour le faire ».

 
« C’est aux environs de 18 heures.  Et je lui ai expliqué que tout était réglé concernant la rentrée des classes des enfants. Il m’avait promis de m’envoyer de l’argent pour régler d’autres problèmes. Cinq (5) minutes après, j’ai voulu le rappeler mais c’était devenu compliqué. L’attaque a eu lieu en ce moment car le portable sonnait dans le vide. Jusqu’à 21 heures, je tombais sur sa boîte vocale », explique la veuve dans les colonnes de « l’As » où dit-elle que «c’est par la suite que son oncle (un colonel en retraite), sa tante, ses sœurs et sa cousine sont venu à la maison pour m’informer  de la triste nouvelle».  Khady Aw qui regrette le silence des autorités, dit « rester à l’écoute pour ce qui est du rapatriement de la dépouille mortelle » de son soldat de mari, Birame Wane, ce « fervent talibé cheikh » qui, à 40 ans, laisse derrière lui, quatre (4) enfants dont trois (3) garçons et une (1) fille dont un de deux (2) ans seulement.


Thilo Maal, la sœur de baba Maal qui l’a éduqué, n’a pas manqué de faire ce témoignage : «Depuis qu’il a quitté son village natal pour venir s’installer à Dakar, il est resté le même, attentionné, jovial. C’est quelqu’un qui avait le sens de la famille et respecté ses parents.  Un moment, il ne voulait plus aller au Mali…Mais comme il s’était déjà engagé, il ne voulait plus reculer. Peut-être qu’il avait senti sa mort». 

Ndeye Diakhou BA

Vendredi 10 Octobre 2014 - 14:02



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