Moustapha Guirassy : « Je ne suis pas du tout rassuré par les offres politiques de Manko encore moins de Benno »

L’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et des TIC ne partage pas le programme ni de Manko Taxawou Sénégal encore moins celui de Benno Bokk Yakaar. Il l’a fait savoir, ce vendredi lors de la 2e édition des 72 heures de l’Association des élèves et étudiants de Kédougou (AEERK) tenu à Dakar.



Pour l’ex-maire de Kédougou, «c’est une voix choisi en dehors de la voie présidentielle, en dehors de la voie de l’opposition radicale. J’ai personnellement une façon de voir le pays. Dans tout ce que je dis et fait, j’ai toujours placé la sagesse au cœur de mes préoccupations. La sagesse a toujours accompagné ce que je mène. Elle m’oriente vers une solution. En disant que, ce que les autres me proposent, ne me convenez pas du tout. En terme de paix, en terme de démocratie, au plan développement, au plan cohésion nationale, de la sauvegarde des acquis, je ne suis pas du tout rassuré par ce que «Manko» propose et encore moins ce que Benno propose ».

Il ajoute : « Je souhaite un renouvellement de la pensée politique, une autre façon de faire, plus d’originalité, et plus d’audace. J’ai l’impression qu’il n’y a pas assez d’articulation entre ce que nous sommes réellement et les politiques et les programme qui sont proposés. C’est pour cela j’ai voulu m’inscrire dans cette coalition là, construire avec d’autres et m’inscrire dans cette perspective là, en espérant que nous allons donner un signal très fort au Sénégalais. Un signal de renouveau réel, d’une rupture profonde et surtout beaucoup plus d’originalité et d’audace».

Poursuivant ses propos, Moustapha Guirasy dit avoir, « l’impression de voire une rupture entre ce qui se fait les pratiques et ce qui entraine en faite, une crise réelle des valeurs, ce qui entraine une crise d’engagement et finalement il y a comme deux vitesses. Aujourd’hui, il s’agit de réconcilier les sénégalais, il s’agit réellement d’entreprendre des programmes politiques, pour que tout ce capital que nous avons puisse être opérant. Et qu’on ne voit pas tout simplement un Sénégal quelque part de l’autre côté, et qui détermine le reste, qui pèse lourd sur l’engagement des jeunes, sur la mobilisation des ressources financières, la force physique du pays des jeunes, qui pèse lourd sur la question de la discipline ».

Pour lui, «lorsque tu as un levier comme celui là, que tu peux actionner, mettre une barrière je ne c’est au nom de quoi, par un certain complexe qu’on reproduit de l’occident, je pense que c’est un retard extraordinaire ».   

Pour lui, le Sénégal doit être lui-même, se reconnecter à lui-même, porter ses valeurs pour aller très loin dans le développement. Il a aussi souligné d’autres axes, toute en pensant que la justice doit être repensée. Pour lui, la justice c’est la sagesse.

« C’est personnellement le socle de ma politique, le socle qui repose sur la question des valeurs. Et c’est ce socle là qui va porter l’économie, le développement, qu’il soit harmonieux et qui repose sur la paix », a-t-il conclu.  


Samedi 20 Mai 2017 - 16:20



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